logo
 
 
Accueil

la Grande Noë et Léry-Poses (27) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Les oiseaux de la réserve de la Grande Noë et de la boucle de Léry-Poses

 

ACCES

En aval de Paris, la Seine décrit de larges méandres bordés sur une rive par des coteaux calcaires abrupts et secs, et de l'autre par des étendues plus ou moins plates couvertes de cultures, forêts et agglomérations. A 25 kn de Rouen et 100 km de Paris, au confluent de l'Eure et de la Seine, se trouvent la Boucle de Léry-Poses et la Réserve Ornithologique de la Grande Noë.

PRÉSENTATION

L'exploitation pour l'industrie du bâtiment des alluvions déposées par la Seine a créé depuis les années 70 de nombreux plans d'eau, bouleversant le paysage. Certaines espèces animales et végétales disparaissent à cette occasion, mais en procédant à quelques aménagements, d'autres peuvent rapidement s'installer, parfois en grand nombre.
La Boucle de Léry-Poses, située au carrefour de 3 vallées (Seine, Eure, Andelle) suivies par les oiseaux migrateurs, est constituée d'une mosaïque de milieux (cultures, prairies, bois, rivières, plans d'eau). La faible profondeur des ballastières (4 à 5 m) a permis à la végétation aquatique de se développer, attirant une avifaune diversifiée.
En 1987, une convention de gestion est signée entre le Syndicat Mixte du Vaudreuil (SMV), propriétaire des lieux, et le Groupe Ornithologique Normand : la Grande Noë, d'une superficie de 65 ha, acquiert le statut de réserve ornithologique.
Avec l'aide du SMV et des carriers, des aménagements ont lieu afin d'augmenter l'intérêt du site : création de berges en pente douce, plantation d'arbres et d'arbustes à baies, pose de nichoirs et d'une clôture, entretien des îles et de la roselière...
Le public n'est pas oublié : construction de huttes d'observation, de chemins d'accès et d'un parking, pose de panneaux, développement des animations et médiatisation du site...

 

LES PRINCIPAUX OISEAUX
Le fuligule milouin. Ce plongeur est le plus abondant des canards présents dans la boucle : de 3 à 6000 selon les rigueurs de l'hiver. Le pic d'abondance se situe fin novembre, les premiers départs se produisant début janvier. II se nourrit principalement de végétaux et d'invertébrés aquatiques.
Le fuligule morillon. Cousin du précédent, il consomme surtout des moules zébrées. Environ 1.600 morillons fréquentent la boucle chaque hiver. II s'y reproduit depuis 1994 : c'est un nicheur rare en Normandie. La huppe est caractéristique de l'espèce.
La foulque macroule. De 5 à 6.000 foulques viennent passer l'hiver sur les étangs, formant des troupes compactes, ce que ne fait jamais sa cousine, la poule d'eau. Une vingtaine de couples se reproduit, principalement sur la Grande Noë. Oiseau ubiquiste, la foulque consomme un peu de tout : surtout des végétaux, invertébrés, moules, écrevisses...

    La poule d'eau. Très connue mais souvent confondue avec la foulque, la poule d'eau est pourtant assez discrète sur les grands étangs et s'observe plus facilement sur les rivières ou les mares. Inquiétée, elle hoche la queue, exhibant ses taches blanches comme message d'alerte. Elle se nourrit souvent à terre et grimpe même dans les arbres pour y dormir.

Le grand cormoran, emblème du GONm. Le grand cormoran utilise les arbres des îles de la Grande Noë comme dortoir. Avec 800 à 1.000 oiseaux en hiver, celui-ci est le plus important de Normandie. La colonie (plus de 300 nids) date de 1991 et est la quatrième française par l'importance. II se nourrit de poissons, surtout sur la Seine et les carrières dans un rayon de 20 km. Sa ration quotidienne n'est que de 400 grammes, et non plusieurs kilogrammes comme le prétendent certains. Ses proies sont les poissons les plus communs et les moins rapides. Les dégâts dont on l'accuse sont tout à fait imaginaires dans la Boucle de Léry-Poses !!!


Le héron cendré. Le héron chasse en solitaire, à l'affût. II consomme aussi bien des poissons que des batraciens, des insectes ou de petits mammifères pris dans les champs. La boucle accueille la plus ancienne et la plus importante colonie de Normandie : de 70 à 100 couples. En vol, le cou des hérons est toujours replié.
Le grèbe huppé. Le grèbe huppé est spécialisé dans la plongée et passe toute sa vie sur l'eau ; même son nid est un radeau flottant. Les poussins nidifuges se réchauffent sur le dos des adultes. La collerette nuptiale disparaît en hiver. Petits poissons, écrevisses et insectes sont ses proies préférées.
Mouettes et goélands. En hiver, ils se rassemblent en dortoir de 10 à 15.000 sur la Base de Loisirs. La mouette rieuse est la plus abondante et se reproduit depuis 1996 en compagnie de sternes pierregarins, nicheuse rare en Normandie.

LES SAISONS ORNITHOLOGIQUES
L'hivernage. L'hiver est la meilleure saison pour observer de grands rassemblements d'oiseaux d'eau, plus de 10.000. La réserve sert surtout de reposoir diurne pour les canards. En semaine, les oiseaux se répartissent sur les 500 ha de plans d'eau de la boucle mais se réfugient sur la Grande Noë le week-end suite aux dérangements (chasse, pêche...).
La reproduction. Les oiseaux aquatiques nicheurs réguliers sont : grèbes huppé et castagneux, grand cormoran, héron cendré, cygne tuberculé, canard colvert, foulque, poule d'eau, petit gravelot, martin-pêcheur, hirondelle de rivage... Récemment se sont installés le grèbe à cou noir (1 couple en 1997), le fuligule morillon, la sterne pierregarin et la mouette rieuse.
La migration. En automne et au printemps, les migrateurs passent en nombre important. Près de 250 espèces différentes ont déjà été observé dans la boucle dont 210 sur les 65 ha de la Grande Noé, ce qui est remarquable.

 
< Précédent   Suivant >






Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous
Add to Netvibes

Dernières modifications le 02/12/2008 14:04:14
© 2008 Groupe Ornithologique Normand