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Plan Régional d'Actions

"Gravelot à collier interrompu
en Basse-Normandie"

Rédacteurs : Gérard Debout, Rosine Binard, Régis Purenne, James Jean Baptiste.


1.Le gravelot à collier interrompu (Charadrius alexandrinus): présentation de l'espèce


---> Fiche cahier d’Habitat « Oiseaux » - MEEDDAT- MNHN : télécharger !

Systématique (d’après Sibley & Ahlquist, 1991 ; del Hoyo et al., 1996)

  • Ordre : Ciconiiformes
  • Sous-ordre : Charadrii
  • Famille : Charadriidae
  • Sous-famille : Charadriinae
  • Genre : Charadrius
  • Charadrius alexandrinus Linné, 1758
    • Espèce européenne, asiatique, africaine et américaine
    • Espèce polytypique :Cinq sous-espèces sont généralement reconnues.
    • Charadrius a. alexandrinus est la seule présente dans l’ouest du Paléarctique.

Le gravelot à collier interrompu appartient à la famille des charadriidés au même titre que les pluviers et vanneaux. Il est rattaché à un grand groupe d’oiseaux que l’on nomme les limicoles, rassemblant l’ensemble des petits échassiers affectionnant les vasières.


Portrait
Limicole de petite taille, 15 cm de long, 34 cm d’envergure, pour un poids moyen de 43 grammes, le gravelot à collier interrompu présente un plumage gris-brun et blanc, avec chez le mâle des motifs noirs sur la tête et deux taches noires sur les côtés de la poitrine formant une bande pectorale incomplète qui lui a valu son nom. La calotte du mâle est de couleur rouille. La femelle possède un plumage plus discret, avec les mêmes motifs sur la tête et la poitrine mais de couleur gris-brunâtre. Les pattes et le bec sont noirs chez les deux sexes.

Photo d’un couple de gravelot à collier interrompu (Jacques Rivière)

Régime alimentaire
Il se nourrit sur l’estran, la laisse de haute mer ou en haut de plage. Il y prélève vers marins, petits mollusques, crustacés (talitres), insectes et araignées.

Photo d’un gci le bec plein (Christophe Perelle)


Phénologie-écologie-biologie de la reproduction
Le gravelot à collier interrompu est une espèce essentiellement migratrice qui est présente dans la région normande (en dehors d’un d’hivernage marginal) de mars à octobre. La saison de reproduction débute dès la fin du mois de mars, mais ne se développe pleinement qu’à partir de la fin du mois d’avril. Elle connaît un premier pic début mai et un second début juin. Elle cesse avec l’envol des derniers jeunes dans la seconde quinzaine d’août. Cet étalement important de la période de nidification s’explique par un très fort taux d’échec et donc des pontes de remplacement successives ainsi que par la possibilité d’effectuer une seconde nichée en cas de succès de la première.

Les gravelots nichent en colonies lâches, parfois denses, mais des couples isolés sont aussi fréquemment observés. Ils pondent dans des nids sommaires creusés par le mâle et choisis par la femelle. Celle-ci pond en général trois œufs et mène assez fréquemment deux pontes normales voire trois pontes, s’il y a eu nécessité de faire une ponte de remplacement. L’incubation commence après que la ponte soit complète et dure le plus souvent 26 jours, elle est assurée par les deux membres du couple, surtout par la femelle. L’éclosion a lieu trente jours après la ponte du premier œuf ; le mâle se charge de l’élevage des jeunes de la première couvée alors que la femelle assure une seconde ponte avec un nouveau mâle.

Photo d’un nid de gci (Rosine Binard)

Les jeunes volent généralement à l’âge de 30 jours, voire 40 jours ; l’âge du premier envol étant étroitement lié à l’abondance en nourriture. Il faut noter que les poussins sont nidifuges et quittent donc le nid dès le premier jour, étant guidés, réchauffés et surveillés par les parents.

Photo d’un jeune et d’un poussin (James Jean Baptiste)

Le gravelot à collier interrompu niche dans des milieux ouverts, avec une végétation clairsemée ou absente, présentant un substrat lui permettant de cacher ses œufs : sable, graviers, galets, coquillages, etc.

Cherchez les œufs ! (Stéphanie Josse)

Il fréquente tous les types de côtes basses : plages de sable, de galets, au-dessus de la limite des hautes eaux, dunes basses, bordures de lagunes, marais salants, limite de prés-salés, schorre. Malheureusement, l’habitat préférentiel de l’espèce subit de très fortes pressions humaines. Notons que par sa faculté de colonisation élevée, il peut exceptionnellement nicher sur des parkings en bord de mer, sur des terrains vagues, des digues de zones industrielles, des champs cultivés ou des campings.

Exemple de plage où niche le gci (Rosine Binard)

Le gravelot à collier interrompu est généralement fidèle d’une année sur l’autre à son territoire de nidification, bien entendu, si aucun bouleversement majeur n’affecte ses sites. Cependant sur une portion de littoral donné, la localisation des territoires ou des nids peut changer nettement d’une année à l’autre.


Répartition et effectifs
Le gravelot à collier interrompu fréquente les zones côtières tempérées et tropicales ainsi que les zones humides intérieures d’Eurasie, d’Amérique et du nord de l’Afrique. En Europe, il niche sur les rivages de l’Ouest de la Baltique, de la mer du Nord, de l’océan Atlantique, de la méditerranée et de la mer Noire. Des populations réduites sont présentes en milieu continental (par exemple, les salinas d’Espagne, mais aussi dans les Balkans et en Europe centrale). L’estimation la plus récente de la population de l’Europe géographique est de 22 000 à 35 000 couples (Birdlife international 2004) ; un quart étant présent en Turquie, un tiers dans la péninsule ibérique. La population de l’Union Européenne est quant à elle de 11 700 à 18 150 couples (Birdlife international op.cit.). Cette population est donc surtout localisée en Espagne avec 5 000 à 6 000 couples, au Portugal avec 1 500 à 5 000 ( ?) couples, en Italie avec 1 400 à 2 000 couples et aussi en France (1 200 à 1 500 couples). En France, l’espèce niche sur tout le littoral, sauf celui des landes. Les départements de l’Aude, des Bouches-du-Rhône et de la Manche accueillent environ la moitié de la population nationale.
Hivernage : L’hivernage du Gravelot à collier interrompu en France varie selon les années de 120 à 950 individus. Il concerne en moyenne 430 oiseaux, répartis essentiellement sur les rives de la Méditerranée, quelques oiseaux sont aussi dénombrés à la mi-janvier sur la côte atlantique (Gironde, Vendée, Bretagne), ainsi que sur le littoral normand (Dubois, Le Maréchal, Olioso et Yésou 2000).

Population de l’Europe géographique :

  • Nidification : De 22 000 à 35 000 couples (Birdlife international, 2004)
  • Hivernage : 8 100 individus

Population de l’Union européenne :

  • Nidification : 11 700 à 18 150 couples (Birdlife international, 2004)

Population française en 1996 :

  • Nidification : 1 200 à 1 500 couples (Birdlife international, 2004).

Statut de protection et de conservation

Le gravelot à collier interrompu est intégralement protégée par la loi en France (article 1er de l’arrêté modifié du 17 avril 1981), inscrite à l’Annexe I de la Directive Oiseaux, à l’Annexe II de la Convention de Berne et à l’Annexe II de la Convention de Bonn.
Au niveau des enjeux de conservation, différents statuts sont définis de l’Europe au niveau régional. Le statut de conservation du gravelot à collier interrompu en Europe est défini par Wetlands International : Delany & Scott (2006) considèrent que la population de l’Atlantique Est et de l’Ouest de la Méditerranée est une population isolée des autres populations de la même sous espèce. Elle doit donc être considérée en tant que telle dans un but de conservation. Le seuil de 1% qui permet de déterminer le seuil d’intérêt international pour cette population est de 600 individus. Le statut de conservation du gravelot à collier interrompu en Europe est aussi défini par Birdlife comme « en déclin modéré, supérieur à 10% ». Ce déclin continu a d’abord affecté le Nord-Ouest de l’Europe (extinction en Grande-Bretagne et quasi-disparition en Suède) et l’Europe orientale entre 1970 et 1990, puis plus récemment entre 1990 et 2000 les populations méditerranéennes, particulièrement en Espagne et en Turquie où le déclin est important. Le gravelot à collier interrompu est donc en déclin à l’échelon européen et figure à ce titre dans la catégorie SPEC 3 (Species of European Conservation Concern), c’est-à-dire que c’est une espèce à statut européen défavorable dont la majorité de la population mondiale se trouve hors Europe.
Au niveau national, l’espèce figure sur la liste rouge des oiseaux menacés et à surveiller en France (Rocamora & Yeatman-Berthelot 1999), classée dans la catégorie nicheur « rare » : son effectif nicheur inférieur ou égale à 1500 couples et sa distribution sont considérées comme probablement stables ou ayant varié de moins de 20 % depuis les années 1970. Moins de 10 % de l’effectif nicheur européen est présent en France.
En Normandie, l’espèce est inscrite sur la liste orange des oiseaux nicheurs menacés (Debout 2003).


Menaces

En France, le Gravelot à collier interrompu est une espèce exclusivement liée au littoral. Les espaces qu'il fréquente sont des zones à fort enjeux économique et social. Il en résulte une raréfaction des milieux favorables à l'accomplissement du cycle biologique de l'espèce, non compensée par la colonisation, souvent temporaire, de sites artificiels. La destruction de biotope est liée à de multiples raisons : urbanisation, activités économiques en zone de marais (saliculture, conchyliculture, pisciculture), érosion maritime, etc. L'évolution naturelle des milieux, et particulièrement l'augmentation du couvert végétal, est aussi défavorable à l'espèce, entraînant de pertes d'habitat. Là où les milieux subsistent, l'espèce subit des dérangements de plus en plus conséquents. Le nombre de promeneurs sur les plages croît aussi bien dans l'espace que dans le temps avec de moins en moins de plages calmes : la fréquentation est massive dès les premiers beaux jours du printemps. La pratique du cerf-volant sur les plages et les dunes, le développement de la circulation des véhicules autorisés ou non et d’autres activités de ce type sont de nature à perturber plus ou moins le bon déroulement de la nidification. Le nettoyage des plages a considérablement augmenté sous la pression du public. Cette pratique, même manuelle, a un impact négatif très important pour l'espèce lorsqu’elle est pratiquée en période de reproduction (perte des potentialités trophiques, destruction directe des nids ou des poussins, dérangements, etc).

Photo de tracteurs stationnant sur la plage (Régis Purenne)

photo de kitesurf (James Jean-Baptiste)


2.Le gravelot à collier interrompu en Normandie


le Gravelot à collier interrompu en Basse-Normandie: écologie, biologie de la reproduction, évolution du statut

Article de Gérard DEBOUT

ALAUDA - Revue Internationale d'Ornithologie Vol.77 Année 2009


3.Historique des actions du GONm pour l’espèce en Normandie


3.1. Enquêtes régionales passées

Cinq enquêtes concernant le gravelot à collier interrompu ont été organisées en Normandie par le GONm (tableau 1 : Debout, 1980 ; Debout, 1985 ; Lecocq, 2000 ; Debout & Debout, 2002 ; Debout, 2008) :

Nombre de couples recensés en Manche Calvados Total Basse-Normandie
1979
83
0 83
1984
105-107 1-2
106-109
1995
137-152 1 138-153
2000
186-204 5 191-209
2007
272
22 294

3.2. Études localisées


Depuis le début des années 2000 de nombreuses études sur le gravelot à collier interrompu ont été réalisés par le GONm dans le Cotentin notamment, à la demande de différents organismes :
Sur la côte ouest du Cotentin :

  • En 2002, 2003 et 2009 sur le littoral de la Communauté de Communes de la Côte des Isles (Purenne, 2002,2003 & 2009a) ;
  • Annuellement depuis 2008 sur le littoral de la Communauté de Communes du Canton de Lessay (Purenne 2008, 2009b ; Purenne & Chevalier, 2010) ;

Sur l’ensemble de la côte orientale et en baie des Veys :

  • Suivi annuel initié en 2004, suite à une demande du Parc Naturel Régional des marais du Cotentin et du Bessin (Purenne et al. 2004 à 2009).

Enfin dans le cadre d’un diagnostic ornithologique effectué pour la DREAL Basse-Normandie un recensement a été effectué en 2007 sur le littoral de la ZPS des landes et dunes de la Hague (Binard, Purenne & Démarest 2007).



3.3. Historique du baguage en Normandie

Le gravelot à collier-interrompu voit sa population normande augmenter depuis plusieurs années (+167% en 25 ans) (Debout 2008) sans que nous sachions s’il s’agit d’un transfert de population, ou d’un développement lié à une bonne natalité. Le seul moyen de répondre à cette question passe par le baguage des oiseaux normands et leur contrôle les années suivantes. En effet s’il s’agit d’un transfert de population, des flux d’oiseaux de diverses origines viendraient alimenter la population normande. Ce qui montrerait que les oiseaux nichant sur d’autres plages en France ne trouvent plus les conditions optimales pour y nicher, mais que la Normandie répondrait, du moins pour un temps, à leurs exigences. S’il s’agit d’un épanouissement de la population normande, en baguant les poussins nous devrions les retrouver, ou du moins une partie, les années suivantes sur notre littoral. Le baguage permet d’individualiser chaque oiseau et de le suivre d’une année sur l’autre.

Photo des campagnes de baguage de James Jean Baptiste en 2007, 2008 (Rosine Binard)
Photo des campagnes de baguage de James Jean Baptiste en 2007, 2008 (Rosine Binard)


Un programme personnel de baguage coloré, développé sur l’axe 3 du CRBPO du Muséum National d’Histoire Naturelle a été déposé en 2007, il s’agit de définir les échanges entre les différentes populations et la dispersion des jeunes les années suivantes.
A l’aide d’une lunette d’observation, il est possible de lire la combinaison et de recevoir le Cv de l’oiseau. Une combinaison complète est composée de : n° inscrit sur une bague blanche (00 à 99), bague couleur sur la patte opposée (blanc ou jaune ou vert ou rouge). Les données sont à transmettre à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

---> Rapport AESN 2009 : télécharger !


4. Le Plan Régional d'Actions "Gravelot à Collier Interrompu en Basse-Normandie"


---> 6.Doc de présentation : télécharger !

Logo du PRAGCI

Ce plan régional d’actions aura pour animateur le Groupe Ornithologique Normand dans le cadre d’une délégation formalisée avec la DREAL et l’Agence de l’Eau Seine Normandie.
Ce plan régional s’apparente dans la méthode et l’organisation à un plan national d’actions. Il est susceptible d’être renouvelé en fonction d’une évaluation au terme de la première période triennale. La DREAL et l’AESN informent les communes et communautés de communes concernées du lancement de ce Plan Régional d’Actions.
Le GONm se positionne en assembleur de compétences en partenariat avec les différentes structures intervenant sur la connaissance, la gestion des espaces naturels et les mesures de protection de l’espèce :

  • le Conseil Régional de Basse-Normandie,
  • le Conseil Général du Calvados et le Syndicat Mixte Calvados Littoral espaces naturels (SMCLEN),
  • le Conseil Général de la Manche et le Syndicat Mixte des Espaces Littoraux de la Manche (SyMEL),
  • le Conservatoire du littoral (CEL),
  • le Parc Naturel Régional des Marais du Cotentin (PNRMCB),
  • les réserves naturelles nationales (RNN).

Le plan régional d’actions comprend trois axes de travail :

  1. Des actions d’études visant à l’amélioration des connaissances de l’espèce et des habitats qu’elle occupe
  2. Des actions de protection des sites de reproduction et de perspectives d’évolution de l’habitat liée aux changements climatiques
  3. Des actions de communications


Des perspectives d’élargissement du projet au niveau national sont envisagées (recensement national et organisation d’un colloque (inter) national).

4.1. Axe 1 : connaissances

Les actions proposées pour la connaissance de l’espèce et de son habitat ont pour objectifs principaux :


a) d’actualiser les recensements de la population nicheuse de gravelot à collier interrompu par des recensements exhaustifs de l’ensemble de la population régionale sur chacune des trois années du plan régional d’actions ;

Photo d'un mâle de Gravelot à collier interrompu (Christophe Perelle)

--> 7a (word) Fiches de recensement vierge en téléchargement

--> 7b (pdf) Fiches de recensement vierge en téléchargement

b) d’évaluer le succès de la reproduction pour un échantillon de nids, afin de mesurer l’importance relative des différentes causes d’échec et de mesurer, autant que faire se peut, l’impact des mesures de protection mises en place sur certains sites ;

Photo suivi de nid (James Jean-Baptiste)

c) de déterminer finement les transferts de population d’un secteur à l’autre et d’une année à l’autre en fonction des événements naturels ou anthropiques qui ont affecté les différents secteurs ;

Poussin entouré de bagues (James Jean-Baptiste)

Photo d’un mâle bagué (David Vigour)


d)d’affiner la définition de l’habitat du gravelot à collier interrompu dans l’optique de proposer des solutions aux changements de cet habitat, voire à sa disparition, en liaison avec les changements climatiques.

---> 8a (doc) fiches habitat vierge en téléchargement

---> 8b (pdf) fiches habitat vierge en téléchargement

4.2. Axe 2 : protection

Différentes expérimentations ponctuelles ont déjà été menées par le GONm ou d’autres structures comme le SMCLEN en Normandie sur les secteurs de nidification du gravelot à collier interrompu ainsi que dans d’autres régions (Bretagne par exemple). Sur la base des expérimentations antérieures ayant prouvé leur efficacité, l’objectif du Plan Régional d’Actions est de mettre en œuvre une véritable stratégie de protection de l’espèce coordonnée sur l’ensemble de la région et reproductible dans le temps. Selon les secteurs, les principales causes d’échecs sont identifiées et le système de protection le plus adapté devra être proposé avec un suivi précis du succès reproducteur afin d’évaluer la mesure. Des sites témoins à proximité de ces systèmes de protection seront nécessairement suivis par soucis de comparaison. Ces opérations pourront être mises en œuvre par le GONm, les partenaires du Plan Régional d’Actions (SMCLEN, SyMEL, PNRMCB) ou encore les collectivités locales.


Ainsi pour 2010 sont programmées :

Secteur de la baie d’Orne : installation d’un enclos sur une zone à forte densité de la plage de Merville-Franceville par le SMCLEN (opération déjà mise en place en 2009) avec information et sensibilisation des kite-surfeurs comme en 2009 et des promeneurs.

Autocollant gravelot jaune surfeur
Enclos baie d’Orne (Rosine Binard)

Secteur nord de la côte des havres : canalisation de la circulation et du stationnement des engins motorisés et des promeneurs sur la commune de Saint-Lô-d’Ourville à l’aide d’une installation légère.

Photo du périmètre de protection (Régis Purenne)

---> 9. fiche protection DDTM Saint-Lo d’Ourville : télécharger !

Secteur est du Cotentin :

  • Réunions de concertation en 2010 pour une installation de panneaux d’informations sur la laisse de mer et son intérêt en 2011 aux cales d’accès de la côte est (mesure envisagée par le PNRMCB dans le cadre du Docob pour 2010 ou 2011),
  • Installation d’un enclos léger avec information des touristes sur Tatihou comme cela a été réalisé en 2009 par le GONm (GONm - SyMEL).

Secteur de la baie de Seine : le « déblaiement » des galets sur le haut de plage sera repris afin de canaliser la circulation sur Pennedepie (GONm).

Photo de déblaiement à Pennedepie (Sophie Akermann)

4.3. Axe 3 : communication

Dans le cadre d’un plan régional d’actions, une communication envers les différents acteurs et le public est nécessaire.
Premièrement, il s’agit d’informer du lancement de ce plan :

  • les collectivités territoriales concernées,
  • les administrations concernées,
  • les responsables de la police de la nature en Basse-Normandie,
  • les acteurs de la protection de l’environnement en Basse-Normandie.

Deuxièmement, le grand public devra être tenu informé des actions réalisées dans le cadre de ce plan : suivis, études et expérimentations. Une sensibilisation à la protection du gravelot à collier interrompu et à la laisse de mer va de paire avec cette information. La communication autour du gravelot à collier interrompu ne devra pas être déconnectée d’une communication plus globale sur la gestion et la préservation du littoral.
Troisièmement, l’ensemble des expériences et conclusions de ce plan pourront être portées à connaissance de toutes les structures et personnes intéressées par l’espèce à l’occasion d’un colloque par exemple.

Article de presse "La Manche Libre" 03/04/2010

Article de presse "Ouest-France" 29/03/2010

Article de presse "Ouest-France" 19/07/2010



---> 10. Reportage photo de Lucie Papin en téléchargement



Bilan de l'année 1 présenté en réunion de comité de pilotage

Bilan de l'année 2 présenté en réunion de comité de pilotage
  • Une bibliographie sera bientôt en ligne…
  • Liens vers d’autres sites…