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Page 2 sur 3 À quoi servent ces désignations ? Soyons clairs : à rien … tant qu’une association comme le GONm n’est pas là pour être vigilante, interpeller les autorités et, en dernier recours, porter plainte contre la France, auprès de l’Europe. C’est ce que le GONm a fait, avec succès, dans les marais de Carentan contre l’extension de la tourbière de Baupte et dans l’estuaire de la Seine contre les implantations industrielles et contre l’insuffisance de désignation. Sans nous, la désignation en ZPS n’aurait rien empêché car ni les élus, ni les autorités administratives ne sont en général suffisamment motivés par la protection du patrimoine naturel pour appliquer spontanément la directive. Concernant les espèces, il faut admettre que bien peu a été fait par l’État, en dehors du râle des genêts et, récemment, le butor étoilé. Pourtant, plusieurs espèces de l’annexe 1 nichent en Normandie et 32 espèces, qui appartiennent aussi à cette liste, hivernent régulièrement dans notre région. Un tableau récapitulatif, paru dans le PC n° 114 présente un bilan sommaire de l’évolution du statut normand de certaines espèces nicheuses de l’annexe 1 entre 1979 et 1999 : onze avaient progressé, une déclinait et pour les trois dernières, nous manquions de données pour estimer le sens de l’évolution. Ce bilan n’était donc pas mauvais, pour les espèces patrimoniales. Le futur Le GONm poursuit l'action engagée pour relancer la désignation des ZICO en ZPS : boucle de Poses, littoral cauchois, côte des havres du Cotentin, rade de Saint-Vaast, marais de la Dives. Pour atteindre ces objectifs, le GONm organise un vrai suivi des ZICO et des ZPS avec un réseau d’adhérents et de salariés. Un bilan annuel de ces sites, à usage interne, est réalisé par le GONm : « EPSION ». Cette publication est adressée aux membres du réseau.
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