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ÉTUDES & RECHERCHES › Vos observations

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Lundi 8 janvier 2018 12:07

CHR (Comité d'Homologation Régional) : oiseaux rares

  • Fiche descriptive à remplir pour soumettre l'observation d'une espèce à homologation : CHR-Fiche-description.doc
  • Liste des oiseaux rares avec le codes des espèces soumises à homologation : CHR-liste-especes
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Rapports annuels du CHR :

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Et pour continuer les discussions sur les oiseaux rares observés en Normandie, il existe 2 fils dédiés sur le FORUM :
  1. pour les infos et rapports officiels : http://forum.gonm.org/viewtopic.php?f=5&t=535
  2. pour partager vos observations, photos, dessins ou films : http://forum.gonm.org/viewtopic.php?f=5&t=318

jeudi 17 avril 2014 11:33

Baguage

Que faire si vous observez un oiseau bagué ? 

Les informations obtenues par le baguage, sous l'égide du Muséum National d'Histoire Naturelle, sont essentielles à la connaissance et à la science. Mais l'objectif est de retrouver ou de suivre les oiseaux bagués, et quiconque découvre un oiseau ainsi paré est invité à rapporter l'information avec le plus de précisions possibles.

En France, c'est le C.R.B.P.O (Centre de Recherche sur la Biologie des Populations d'Oiseaux), branche du Muséum, qui coordonne le baguage des oiseaux. C'est une activité qui a un but uniquement scientifique, et les bagueurs sont détenteurs d'un permis spécial. Ce sont des ornithologues chevronnés, minoritairement professionnels, répartis dans toutes les régions, lesquelles possèdent une antenne avec un délégué régional. Notre Muséum les fournit en bagues spéciales métalliques marquées "Muséum-Paris". Le fonctionnement est à peu près identique dans chaque pays, qui appose sa marque propre sur ses bagues : "London-Museum" pour l'Angleterre, "Muséum-Bruxelles" pour la Belgique, etc. En plus de cette marque d'origine, la bague est également gravée d'un numéro. L'oiseau bagué est de la sorte un oiseau immatriculé !

La bague métallique est celle qui sera apposée systématiquement sur un oiseau ; elle est très résistante et donc fiable. L'inconvénient est que les inscriptions n'y sont lisibles qu'à courte distance ; il faudra donc à l'avenir soit recapturer l'oiseau (contrôle) pour lire sa bague ou encore découvrir son cadavre (reprise), ce qui limite quelque peu les possibilités.

Un deuxième type de bague est à l'occasion rajouté aux pattes de l'oiseau pour, cette fois, réussir à l'identifier à distance : ce sont des bagues colorées et souvent même marquées de gros caractères.

Quoi qu'il en soit, si vous parvenez à déchiffrer le "code" d'un oiseau, il faut impérativement faire suivre l'information. Notez très précisément les inscriptions et/ou combinaisons de couleurs. Comme il peut y avoir plusieurs bagues, la convention de lecture est : Patte Gauche de haut en bas / Patte Droite de haut en bas. II est conseillé de faire un croquis (ne vous trompez pas de patte ! ).

Et ajoutez autant de renseignements complémentaires que vous pouvez :

  • Date + Heure
  • Pays + Département + Commune + Lieu-dit.
  • Espèce + sexe + âge.
  • Conditions (oiseau observé ? Trouvé mort ? Seul ou avec d'autres ? Si mort : cause. Si vivant : comportement/activité. Distance & moyen d'observation.)
  • Et bien entendu votre adresse !

Si l'oiseau bagué est à l'état de cadavre, récupérez la bague métallique, aplatissez-la ; joignez-la scotchée à votre courrier.

Ensuite, le plus simple est d'envoyer l'information au Groupe Ornithologique Normand qui se chargera de faire suivre au Muséum. Vous recevrez un jour une réponse de remerciement, où figureront l'origine de l'oiseau, son âge, la distance parcourue et souvent d'autres renseignements. Peut-être constaterez-vous alors que l'oiseau venait de loin !

Le baguage scientifique s'intéresse aux oiseaux sauvages et les bagues métalliques gravées de "Muséum" sont les seules officielles ; il est donc inutile de rapporter les bagues de pigeons voyageurs !

Transmettre vos données d'observation

Vous pouvez transmettre vos données d'observations naturalistes directement en ligne sur : www.faune-normandie.org !

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Documents et outils à télécharger :

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Les données du GONm, ce sont bien sûr les données que les adhérents envoient chaque semestre. Vous saurez tout sur ces données en lisant ce qui suit.
 

Le fichier RSS

Sous cette abréviation se cache le trésor du GONm ! Les RSS sont les Relevés Systématiques Saisonniers, c'est-à-dire les feuilles quadrillées que les observateurs envoient chaque semestre avec leurs observations.
Saisies sur ordinateur, ces données constituent un fichier de plus de 500 000 entrées, constituant ainsi une des richesses du GONm : peu d'associations naturalistes ont un si grand nombre de données en leur possession.

Ces données servent par la suite à rédiger des études commandées au GONm, des synthèses sur une espèce, un lieu, un biotope... Ce fichier est aussi une mémoire irremplaçable de l'état de l'avifaune normande à un moment donné, de son évolution. Son accès est réservé pour rédiger des études ou des articles pour Le Cormoran.
Des chroniques ornithologiques sont également rédigées dans chaque numéro du Cormoran, à partir des RSS. Ces chroniques constituent, là-aussi, une précieuse source d'information pour les adhérents.

Exemple de chronique : l'alouette lulu pour le semestre septembre 1995 - février 1996.
51 données de 13 observateurs et de 20 localités, dont 14 dans la Manche. 
Derniers chants mi-octobre au Mesnil-Tove et à Reffuveille/50. Le passage est bien suivi à Carolles (28 données) : 584 vers le sud sur 25 journées du 08/10 au 29/11.
Les deux tiers du passage ont lieu durant la semaine du 11 au 17/10, avec des pics à 120 les 13 et 14, et une reprise à 54 le 29/10.
La moyenne quotidienne tombe de 34 oiseaux en octobre à 5 en novembre.
Les mouvements sont aussi notés à Antifer (dizaine le 15/10) et dans le sud de la Manche, où des groupes stationnent en hiver : 19 le 27/12 à Jullouville, 14 à Carolles du 28/01 au 03/02, 5 à Bacilly le 13/02.
Les chants reprennent dans l'Orne le 10/02 (Le Mage, Saint- Gilles-des-Marais).
Une mention dans l'Eure, le 28/02 à Grossoeuvre.


Le format de transmission des données est bien entendu standardisé selon le format :
Code Espèce - Nom Espèce - Dept - COMMUNE - Date - Lieu-dit : observation - Auteur


Le code espèce correspond au classement systématique que le GONm emploie depuis sa création (exemple : le grèbe huppé a pour code A04).
Vous pouvez télécharger la liste des codes RSS ci-dessus.

Ainsi, si vous trouvez un couple nicheur de chouettes effraies dans l'église de Pont-Audemer, la donnée devient :
L17 - Chouette effraie - 27 - PONT-AUDEMER - 12/04/2001 - Eglise : 1 couple - DTh

Des densités de nicheurs sont également très utiles :
Pouillot véloce - 500 m le long de l'Orne : 7 chanteurs.


Ainsi pour chaque semestre (mars à août et septembre à février), les observateurs envoient leurs données au local. Pour éviter l'afflux de données sans grand intérêt ou au contraire la non-transmission de données importantes, une liste des observations à transmettre a été établie, espèce par espèce. C'est le "Guide de l'Observateur", fascicule obtenu sur demande au local pour les adhérents.
De plus en plus d'adhérents transmettent leurs données par fichier informatique. Pour que ce système de transmission ne soit pas aussi laborieux que la saisie des données envoyées sur papier, il convient de respecter quelques consignes.
 

Consignes pour la saisie des RSS sur informatique

Respecter les colonnes :
Espèce - Dept - COMMUNE - Date - Lieu-dit : observation - Auteur

Pour la COMMUNE :
La mettre en majuscule sans abréviation, si elle est composée mettre des tirets
  • Ex : St Martin aux Bosc s'écrira SAINT-MARTIN-AUX-BOSC

Bien mettre le nom de la commune :
  • Ex : "Gatteville" n'existe pas mais "GATTEVILLE-LE-PHARE" oui.

Indiquer systématiquement un lieu-dit avec la case observation.
ex :
  • Plage : 5 ad
  • Bourg : 2 chanteurs
  • La carrière : 2 nids
  • La lande de Michou : 5

Utiliser les codes suivants :
 
  • F (Femelle)
  • M (Mâle)
  • couple
  • chanteur
  • juv
  • nid
  • ad (adulte)
Si vous faites un comptage sur un réseau d'étang sur une même commune mettre le chiffre global en priorité et le détail ensuite.
ex : Boucle : 102 (hérouard : 10, Gn : 85, Base : 5, autres: 2)

Bannissez les termes comme : quelques, plusieurs, nombreux, beaucoup. 
Donnez une fourchette : 500-1000, 80-100, <5...

Merci d'appliquer ces consignes pour un gain de temps et pour rendre le fichier plus utilisable pour les nouvelles études qui nous seront commandées.

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 Le GONm dispose aussi de 3 autres fichiers liés : le fichier "Nids", le fichier "Familles" et le fichier "Colonies".
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LE FICHIER "NIDS"

Depuis 1970, le Groupe Ornithologique Normand collecte les données sur la reproduction des oiseaux à l'aide de fiches construites par B. Braillon sur le modèle de la "Nest-Card" du British Trust of Ornithology en Grande-Bretagne. Toutefois, dès 1962, G. Moreau et quelques bagueurs ont recueilli des données qui ont été, par la suite, mises en fiches.
A la fin de 1996, notre fichier comptait 20 144 fiches pour une période dépassant 35 ans.

CONSTITUTION DU FICHIER
Après le lancement du fichier, on note de bonnes moissons pour les années 1972 à 1977 ; le fichier s'assoupit entre 1978 et 1981 puis repart légèrement. II s'envolera à la fin des années 1980 grâce à l'activité de quelques "ficheurs" notamment C. Hugues. Au total, pas moins de 131 personnes ont participé au fichier nids mais le nombre annuel de collaborateurs oscille autour d'une dizaine.
La distribution spatiale montre une collecte conséquente en Basse-Normandie et, en particulier, dans le Calvados. En revanche, en Haute-Normandie, les ornithologues ne semblent pas encore convaincus de l'intérêt de telles données...

RÉPARTITION SPÉCIFIOUE
Ce sont les espèces ubiquistes "banales" qui constituent, incontestablement, le gros du fichier : les nids des espèces abondantes se reproduisant à proximité de l'homme sont en effet plus faciles à trouver. La rareté des fiches pour d'autres espèces s'explique de diverses manières : certaines n'ont été fichées qu'à l'occasion de stages (Chausey) ou d'études personnelles (fulmar) ; d'autres font des nids extrêmement difficiles à trouver (locustelles, caille des blés, bruant proyer) ; enfin, certaines espèces nichent irrégulièrement en Normandie (hibou des marais) ou en très petit nombre et la découverte de leurs nids reste soumise au hasard.
De plus, beaucoup trop d'observateurs ne prennent pas la peine de remplir des fiches aussi bien pour les espèces les plus banales (moineau domestique, merle noir) que pour des espèces dont la nidification est exceptionnelle dans notre région (autour des palombes, guifette moustac).

RÉSULTATS
L'intérêt de ce fichier se manifeste dans les synthèses publiées après accumulation suffisante de données (quelques centaines de fiches en général). La liste est encore un peu courte : l'hirondelle de cheminée (Hirundo rustica) par Braillon (1973), le merle noir (Turdus merula) par Perez et al. (1979), la grive musicienne (Turdus philomelos) par Lang (1985) et l'accenteur mouchet (Prunella modularis) par Lang (1991). Ce rythme bien lent (une synthèse tous les six ans) sera encore quasiment respecté puisqu'en 1998 paraissait une synthèse sur la nidification du vanneau huppé (Uanellus vanellus) d'A. Besnard. De plus, dans un numéro du Cormoran consacré aux Limicoles, la reproduction du gravelot à collier interrompu (Charadrius alexandrinus) a été étudiée (LANG & Typlot 1985).

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LE FICHIER "FAMILLES"

Mis en place à la fin des années 1980, le fichier "Familles" constitue le complément du fichier "nids" pour la seconde phase de la reproduction des oiseaux : l'élevage des jeunes oiseaux après l'envol chez les nidicoles et après l'éclosion chez les nidifuges.
A la fin de 1996, notre fichier comptait 821 fiches. Cette relative faiblesse s'explique par un mauvais suivi dès sa mise à place. On espère pouvoir le compléter en mettant en fiches des observations de familles notées dans le fichier BSS.

CONSTITUTION DU FICHIER
Ce fichier exerce actuellement peu d'intérêt malgré un début encourageant. Au total, seulement 41 personnes y ont participé en une dizaine d'années.

RÉPARTITION SPÉCIFIQUE
Ce sont, bien sûr, les espèces nidifuges qui constituent le gros du fichier : les familles de nidicoles sont, en effet, plus difficiles à suivre. De plus, beaucoup trop d’observateurs ne prennent pas le temps de remplir des fiches pour les espèces les plus banales ( canard colvert, foulque, poule d'eau, merle noir, grive musicienne, mésanges).

RÉSULTATS
L’intérêt de ce fichier se retrouve dans l'argumentation du GONm en ce qui concerne les dates d'ouverture et de fermeture de la chasse au gibier d'eau. Ainsi, l'accumulation de données sur la reproduction d'espèces nidifuges chassables ou non permettrait de mieux cerner leurs dates d'envol et leur taux de réussite.