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PROTECTION-RÉSERVESRéserves › Présentation des Réserves du GONm

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vendredi 13 avril 2018 14:46

M20- Réserve du port de Cherbourg (50)

La réserve de la Rade de Cherbourg

Coordonnées GPS : 49,669 N et - 1,678 W

Description

La rade de Cherbourg est la seconde plus vaste rade artificielle du monde ; elle est fermée par deux séries de digues qui délimite tout d’abord la petite Rade puis la Grande Rade. Celle-ci est séparée du large par une série de digues qui ménagent trois passes : la Digue du Large, pourvue de trois forts, au centre de ce système de protection et, à l’Est, l’Île Pelée (entièrement occupée par un fort du XVIII ° siècle) abritent des colonies d’oiseaux de mer qui ont justifié leur mise en réserve ornithologique en 2002.

L’intérêt historique, architectural et patrimonial de ces digues et de ces forts est remarquable et l’intérêt ornithologique le complète.

Intérêt ornithologique 

Les oiseaux marins nicheurs ont justifié la création de la réserve : cormoran huppé (de 50 à 100 couples), goéland marin (70), goéland brun (2), goéland argenté (plus de 250 couples) auxquels s’ajoutent l’huîtrier-pie (10 couples), le faucon pèlerin et même une colonie d’aigrette garzette (30 à 40 nids) ; signalons aussi une petite population de pipit maritime (de l’ordre de 5 couples) et la nidification il y a quelques années de la sterne pierregarin.

En période internuptiale, le site constitue un dortoir pour le grand cormoran, le cormoran huppé et les goélands marin et argenté. Hivernage notable du tournepierre à collier et du bécasseau violet.

Vous rendre à la réserve GONm de la Rade de Cherbourg

La rade de Cherbourg est inaccessible mais visible depuis les digues du port ou peut être longée en bateau : les excursions en bateau qui permettent la visite de la rade sont chaudement recommandées.

Sinon, il est possible de voir les oiseaux soit depuis l’Ouest, à l’extrémité orientale de la digue Ouest (coordonnées en titre), soit depuis l’Est (Digue de l’Est).

Depuis l’Ouest, à Querqueville, longer le rivage (D901 puis D45) puis à droite après la cité Dixmude, se garer sur le parking du port de Querqueville, à l’entrée du fort et gagner la digue ouest de la rade jusqu’à son extrémité : vue sur le fort isolé de Chavagnac et sur le fort de l’ouest de l’autre côté de la Passe de l’Ouest qui a une larguer de plus d’1 km.

Puis se rendre à l’Est, au port de Collignon à Tourlaville (49,656 N et - 1,569 W et marcher sur la digue Est jusqu’à la passe Cabart Danneville.

M07- Vauville (50)

La réserve de la Mare de Vauville

Coordonnées GPS : 49,632 N et - 1,848 W

Description

Dans l’anse de Vauville, au sein du massif dunaire qui s’étend entre le Cap de Flamanville au sud et le Nez de Jobourg au nord, se trouve la Mare de Vauville. Classé en réserve conventionnée suite à l’initiative d’ornithologues bénévoles puis en réserve naturelle nationale depuis 1976, le site est géré par le Groupe ornithologique normand depuis 1983.

La réserve est l’une des rares mares d’eau douce située en bordure littorale. Cette mare est en place depuis au moins 6000 ans et elle est isolée de la mer depuis environ 3000 ans par un cordon dunaire. Celui-ci est fragilisé par les tempêtes successives et les assauts violents des grandes marées qui l’érodent de plus en plus. Certains hivers, jusqu’à 13 mètres de dune disparaissent. Les suivis du trait de côte effectués régulièrement indiquent que la dune régresse (-1,4 ha entre 2011 et 2016) avec une perte moyenne annuelle du cordon dunaire qui avoisine 70 cm/an. En se basant sur cette moyenne, on peut supposer que, vers 2080, la mer aura créé une brèche dans le cordon. Néanmoins, notons qu’il est fort probable que ce phénomène se produise avant cette date, du fait des tempêtes de plus en plus fréquentes.

Intérêt ornithologique 

En raison de la diversité de ses milieux, la mare abrite une grande richesse biologique : plus de 2 000 espèces animales et végétales y ont été identifiées, très exactement 2 272 espèces. Parmi les 195 espèces d’oiseaux observés sur la réserve naturelle, certaines présentent un fort intérêt patrimonial comme le busard des roseaux (qui ne niche plus sur la réserve depuis 2013), le canard chipeau, la sarcelle d’hiver, les fuligules milouin et morillon, le grèbe castagneux, l’alouette des champs, le pipit farlouse, la cisticole des joncs et le grand gravelot.

En hivernage, la réserve naturelle accueille également de grands groupes de vanneaux huppés, de sarcelles d’hiver, de bécassine des marais et le très discret butor étoilé.

La réserve accueille également 31 espèces de mammifères dont sept de chauves-souris, parmi lesquelles le grand rhinolophe. Du fait de la présence d’une grande mare d’eau douce et de petites mares temporaires appelée aussi dépressions dunaires, la réserve naturelle accueille un grand nombre d’amphibiens. En effet, sur les 18 espèces présentes en Normandie, la réserve naturelle de Vauville en accueille 14. La mosaïque d’habitats que constitue la réserve naturelle est également propice aux invertébrés, puisque 1 192 espèces ont été observées, et également à la flore qui compte 478 espèces de plantes, 47 espèces de mousses, 58 de lichens, 7 hépatiques et 210 espèces de champignons.

Vous rendre à la réserve GONm de la Mare de Vauville

Pour vous rendre à la Mare de Vauville, si vous arrivez dans la Hague par la D901 (qui vient de Cherbourg ou des Pieux), entrez dans Beaumont-Hague et tournez à gauche pour prendre la D138 qui va vers Vauville. Vous descendez au niveau de la mer en traversant un vallon bordé de landes (la vallée de Beaumont) et vous arrivez à Vauville. Dans le petit bourg, après avoir traversé le ruisseau de la Grande Vallée, prenez à droite puis 150 m. plus loin à nouveau à droite vers le camping et la réserve. Passez devant le camping, un petit parking se trouve juste devant l’entrée de la réserve. L’accès est libre, mais attention à ne pas déranger les oiseaux : soyez discrets dans les observatoires et ne quittez pas les sentiers.

Merci

M08- Nez-de-Jobourg (50)

La réserve du Nez-de-Jobourg

Coordonnées GPS : 49,673 N et - 0,938 W

Description

A 20 km à l’Ouest de Cherbourg, le Nez-de-Voidries est le point culminant (138 m. d’altitude) et le Nez-de-Jobourg le plus spectaculaire des falaises de la Hague.

Le Nez-de-Jobourg est un cap escarpé d’environ 100 m de large et 200 m de long qui possède une crête culminant à environ 50 m du dessus de la mer. Son grand axe est orienté nord-est/ sud-ouest. Son extrémité sud se termine par une falaise abrupte d’environ 40 m de hauteur. Il est entouré d’une série d’îlots et de rochers qui le protègent des assauts des vagues. Il est relié au « continent » au nord-est par un étroit passage qui fait que le Nez-de-Jobourg est une presqu’île. Géologiquement parlant, le Nez-de-Jobourg est constitué de roches métamorphiques précambriennes de gneiss, micaschistes et schistes qui s’érodent laissant des éboulis de volume et de granulométrie variable sur les côtés du cap.

Cette réserve est la plus ancienne des réserves ornithologiques normandes : elle a été créée en 1965.

Intérêt ornithologique 

74 espèces ont été relevées. Parmi elles, les oiseaux marins nicheurs qui ont justifié la création de la réserve : grand cormoran (jusqu’à 30 couples nicheurs), cormoran huppé (15 à 35), huîtrier-pie (1), goéland marin (1 à 2), goéland argenté (20 couples nicheurs jusqu’en 1980 puis disparition, mais un retour s’amorce peut-être depuis 2015). Parmi les espèces rupestres, citons le faucon pèlerin (bien visible mais nicheur une seule fois sur la réserve même, le faucon crécerelle (1), le grand corbeau (0 à 1 couple nicheur selon les années). Ajoutons : pipit maritime, rougequeue noir, traquet pâtre et fauvette pitchou. Le merle à plastron n’a niché qu’une seule fois, en 1980 mais s’observe chaque année au passage prénuptial.

Parmi les nicheurs disparus, citons les alcidés au XIX° siècle, le crave à bec rouge (mais une opération de réintroduction est en cours dans les îles anglo-normandes proches et -elle permettra peut-être de le revoir) et … le choucas des tours (15 couples nicheurs en 1969 et disparu depuis).

Vous rendre à la réserve GONm du Nez-de-Jobourg

Pour vous rendre à la réserve du Nez-de-Jobourg, si vous arrivez dans la Hague par la D901 (qui vient de Cherbourg ou des Pieux), n’entrez pas dans Beaumont-Hague et poursuivez la D901 quoi vous fera longer le centre nucléaire de la Hague jusqu’à Jobourg. Face à l’église, prenez la D202 prenez à gauche au rond-point la D401E2 qui vous conduira jusqu’aux Nez de Voidries et de Jobourg. Au bout, parking. Gagner à pied le Nez-de-Voidries où se trouve l’Auberge des grottes puis gagnez le « sentier des douaniers » ou GR 223 désormais. Empruntez-le vers le sud sur 700 m. : vous faites le tour de l’Anse de Senival ; tout au long, vous avez une vue magnifique sur la réserve du GONm du Nez-de-Jobourg. Arrivés au sommet du Nez, vous êtes face à la réserve dont l’entrée est interdite mais vous verrez sans problèmes les oiseaux qui y nichent ainsi que ceux qui passent en mer.

La visite peut être dangereuse : le sentier est étroit et les falaises parfois à pic. Ne pas emprunter par grand vent et se munir de chaussures de marche adaptées.

C06- La Dathée (14)

La réserve de la Dathée

Coordonnées GPS : 48,803 N et - 1,049 W

Description

A 6 km au Sud-ouest de Vire, la réserve de la Dathée est, elle aussi, un lac de barrage sur le cours supérieur d’une toute petite rivière, la Dathée, qui appartient au bassin versant de la Vire.

Ce plan d’eau niché au cœur du bocage virois est un lieu de loisir pour les virois.

Intérêt ornithologique 

Les oiseaux d’eau sont l’élément majeur de l’avifaune de la réserve, les plus réguliers étant le grèbe huppé, le canard colvert, la foulque macroule ; plus occasionnellement, le martin-pêcheur.

En hivernage, assez nombreux canards, surtout des colverts, le grand cormoran, le râle d’eau, la mouette rieuse, le martin-pêcheur.

Le Gast et la Dathée sont deux réserves complémentaires, proches l’une de l’autre ce qui permet aux oiseaux éventuellement dérangés sur un site de se replier sur l’autre.

Vous rendre à la réserve GONm de la Dathée

Avec à peine plus de 6 km à vol d’oiseau entre les deux réserves, c’est pour marquer cette complémentarité, que nous vous proposons de vous rendre à la Dathée en partant du Gast.

Pour cela, suivre la rive Est du lac du Gast jusqu’à un carrefour avec le D302. Prendre cette D302 jusqu’à Champ-de-Boult. À l’église, au carrefour avec la D218, prendre à gauche la D150 qui vous conduit à la Dathée. Face au plan d’eau, prendre à droite jusqu’au pont passant au-dessus de la rivière la Dathée. La réserve est sur votre gauche : c’est la queue de l’étang.

C05- Le Gast (14)

La réserve du Gast

Coordonnées GPS : 48,803 N et - 1,049 W

Description

A 15 km à l’Ouest de Vire, et à moins de 5 km au sud de Saint-Sever-Calvados, la réserve du Gast est un lac de barrage sur le cours supérieur de la Sienne.

Ce plan d’eau niché au cœur du massif forestier de la forêt de Saint-Sever présente un paysage original, qui rappelle quelque peu des paysages nordiques.

Intérêt ornithologique 

Plus de 80 espèces d’oiseaux ont été observées sur cette réserve. Parmi elles, les oiseaux d’eau sont bien sûr l’élément majeur. Les nicheurs les plus réguliers sont les grèbes huppé et castagneux, le canard colvert, la foulque macroule ; plus occasionnellement, la sarcelle d’hiver.

En estivage ou en migration, le balbuzard pêcheur et la cigogne noire sont les espèces les plus remarquables et il est difficile de ne pas les voir en août ou septembre.

Les bois avoisinants vous permettront d’observer les espèces forestières classiques de Normandie.

Vous rendre à la réserve GONm du Gast

De Saint-Sever-Calvados (nouvelle commune de Noues-de-Sienne), prendre la D81 vers le sud sur 2,5 km puis à gauche vers l’Ermitage. Au bout de 100 m suivre vers la gauche et après 1 km on arrive dans la queue du plan d’eau. Sa rive gauche est une réserve du GONm et vous pouvez observer de là les oiseaux…

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