Aller à la recherche

15/01/2020 08:53

Enquête Oiseaux échoués 2020

En févier 2019, 332 km de littoral ont été prospectés dans le cadre de cette enquête Oiseaux Échoués. 99 oiseaux ont été découverts pour 23 espèces identifiées, soit l’un des taux d’échouage les plus bas des 45 dernières années. Si la cause de mortalité reste inconnue pour la majorité des oiseaux, un oiseau découvert portait quelques traces d’hydrocarbures sans toutefois que nous soyons certains que cet hydrocarbure soit la cause de la mort de l’individu.

Les 22 & 23 février 2020, nous invitons donc les adhérents du GONm à se mobiliser pour visiter les plages à la recherche des oiseaux échoués.

Si vous souhaitez participer, vous pouvez contacter nos coordonnateurs locaux qui organiseront les prospections :

Nous vous rappelons également que depuis 2013, le GONm, en convention avec l’Office Français pour la Biodiversité, met en œuvre une enquête permettant de d’établir des indicateurs de l’état des mers et en particulier les indicateurs Fulmar-litter et Oiled-guillemots.

Il s’agit de ramasser les cadavres de fulmar boréal et de guillemot de Troïl découverts morts sur les plages afin de rechercher la présence de plastiques dans les estomacs des premiers et des traces externes et internes d’hydrocarbures sur les seconds.

Les 22 & 23 février prochains, mais aussi à tout moment de l’année, nous vous invitons donc à rechercher et collecter tous les cadavres de fulmar et guillemot que vous pourrez trouver. Pour cela, vous pouvez mettre le cadavre dans un sac (ou 2 !) en plastique fermé hermétiquement, et noter le lieu et la date de collecte ! Des congélateurs de stockage sont disponibles à Caen, au SMEL à Blainville-sur-Mer mais également chez certains adhérents (nous contacter pour avoir les coordonnées).

En 2019, 1 seul cadavre de fulmar a été nécropsié et son estomac contenait 18 éléments de plastique représentant 0,240.

13 cadavres de guillemots ont été collectés et nécropsies et, comme en 2018, 1/4 d’entre eux présentaient des traces d’hydrocarbures.

Merci d’avance pour votre participation

Fabrice Gallien fabrice.gallien@gonm.org

Gilles Le Guillou gillesleguillou@sfr.fr

08/10/2019 05:03

18ème WE de la migration à Carolles

La Saint-Michel à Carolles. 18ème week-end des oiseaux migrateurs de la Saint-Michel, les 28 et 29 septembre 2019

Contrairement à l’an passé, il y a eu beaucoup de vent et la migration visible au Cap de Carolles a été réduite. Nous avons eu un certain nombre de pipits farlouses qui aimaient mieux passer à l’intérieur des terres, quelques tarins des aulnes et becs croisés des sapins, des bergeronnettes et, irrégulièrement dans la matinée un passage d’hirondelles de cheminée. Le faucon pèlerin, l’épervier, le faucon crécerelle sont passés en solitaire, un faucon hobereau a été vu trois fois dans la matinée (un seul ou plusieurs en passage, ce fut difficile à déterminer), un pic noir est également passé en direction du sud.  

Côté mer, le vent fort nous a empêché d’observer commodément les milliers de macreuses noires (25 000 vues les jours précédents), quelques-unes seulement ont été aperçues ainsi que brièvement un phoque. De même, un seul puffin des Baléares a été observé alors que plus de 1 000 sont présents.

Samedi matin, plus de 50 observateurs ont scruté le ciel et ont échangé à l’abri du vent derrière une haie où accenteur, fauvette à tête noire et même pitchou nous adressaient leurs cris.

À 11h30, l’apéritif offert par le GONm a pu être installé à l’intérieur de la salle de l’amitié. Fabrice, Maude, Karl et Anne et Claire ont participé à l’approvisionnement du buffet. M. Sevin, maire de Carolles, et Mme Amaury, adjointe, ont partagé ce moment avec plus de 60 personnes et nous ont assuré encore de leur soutien, ce dont nous les remercions. 

Après le pique-nique, les deux conférences prévues se sont déroulées devant une soixantaine d’auditeurs.

Nicolas Courbin, chercheur au CNRS à Montpellier, a exposé les résultats de l’étude de l’écologie spatiale des cormorans huppés de Chausey et de Saint-Marcouf, étude que le GONm avait commandée au CNRS en 2018. Il a décrit l’activité des oiseaux pendant la journée en période d’élevage des jeunes. Les zones de nourrissage et les voyages alimentaires ont été caractérisés. Là encore l’intérêt des réserves du GONm n’est plus à démontrer, elles permettent au GONm de susciter des études scientifiques de haut niveau.

Claire Debout, ensuite, a présenté l’utilisation des données de l’enquête Tendances pour les deux sessions automnales d’août jusqu’en novembre, afin de savoir si cette enquête permettait de détecter un passage migratoire. C’est effectivement le cas comme le montre les exemples concrets d’espèces communes présentés, montrant ainsi le sérieux et l’importance des études scientifiques que le GONm réalise avec les données de ses adhérents bénévoles.

J’espère que ce florilège de résultats et d’actions menées par des bénévoles et des salariés du GONm a mis l’eau à la bouche de certains d ’entre vous et vous donne l’envie de participer : le GONm a de plus en plus besoin d’adhérents actifs et désireux de participer concrètement aux études. C’est aussi à cela que sert cette rencontre de Carolles.

Deux magnifiques expositions ont été installées dans les cimaises :

Jean-Noël Crocq nous a offert de magnifiques photos très graphiques des oiseaux des marais, illustrant précisément le marais de Blonville-sur-Mer (Calvados).

Maude Silly est revenue de son voyage en Antarctique avec des photos superbes de ces contrées lointaines et a exposé en plus des portraits d’oiseaux (pastels et aquarelles pour illustration de livres). Nous remercions vivement ces deux artistes.

En fin d’après-midi, sous un beau ciel d’éclaircie, les observations menées à l’embouchure du Thar ont permis de recenser de nombreuses sternes caugek, des sternes pierregarins, une guifette noire mais aussi plein de mouettes mélanocéphales, bien d’autres laridés et des limicoles.

Dimanche matin, quelques averses ont contraint les 4 observateurs à se réfugier dans la Cabane Vauban : malgré cela, ils ont dénombré entre autres 666 farlouses. Pendant ce temps, cinq autres personnes sont allées admirer la mer montante (fort coefficient de marée) au Grouin du sud : de très nombreux tadornes de Belon, déjà revenus de la mer des Wadden et prêts à hiverner en Baie nous ont ravi par leurs passages liés à la marée ; aigrettes et autres hérons blancs et aussi trois spatules ont été observés. Une halte à Genêts nous a permis d’observer plus de 1000 barges à queue noires au reposoir sur les bâches en plastique du lagunage. Deux chevaliers cul-blanc, des foulques complétaient ce tableau remarquable ainsi qu’une bouscarle et une rousserolle effarvatte tardive.

Nous savons que vous avez été satisfaits du programme du week-end et les petites averses n’ont pas rebuté les observateurs. Nous espérons un pareil succès l’année prochaine pour la 19ème édition du week-end de l’oiseau migrateur.

Un grand merci à Rosemary Chas, Fabrice Cochard, Xavier Corteel, Gérard et Claire Debout, Bernadette Miroudot, Maude Silly, Jean-Noël Crocq et bien d’autres pour l’installation et le rangement de la salle de l’Amitié.

Claire Debout

 

25/09/2019 05:52

Grand Comptage des Oiseaux du Jardin - Bilan 2019

Grand Comptage des Oiseaux de Jardin 2019 : nouveau record en Normandie !

Malgré la tempête hivernale du weekend des 26 et 27 Janvier 2019, une grosse vague d'observateurs a participé au 16ème Grand Comptage normand des Oiseaux de Jardin. En effet, vous avez été 2467 participants à scruter 1804 jardins (dont 245 enregistrés par la LPO, notre partenaire en l'occurrence). Un record régional et national depuis la création de cette enquête ! Le Calvados se place en tête de tous les départements français avec 549 comptages... la Manche arrive deuxième avec 445 comptages et la Seine-Maritime se classe troisième avec 339 comptages. L'Eure avec ses 239 comptages et l'Orne avec ses 232 comptages viennent compléter cette belle performance normande.

Notre vedette de l'année, le Rouge-gorge familier - Guimouth InneAu total, sur l'ensemble de notre région (1001 communes participantes), ce sont un peu moins de 55000 oiseaux de 39 espèces différentes qui ont visité nos jardins. Si l'hiver 2019 reste sans surprise notable dans les résultats, le trio de tête des oiseaux les plus fréquents de nos jardins a tout de même subi quelques interversions. Ainsi, alors qu'il était en bas du podium en 2018, le Rouge-gorge familier a été l'oiseau le plus observé cette année (présent dans 82% des jardins), détrônant le Merle noir (présent dans 79,2% des jardins) qui de premier se retrouve second et la Mésange charbonnière (présente dans 75,8% des jardins) qui termine troisième au lieu de deuxième l'an dernier...

Moineau domestique -  Guimouth InneLe Moineau domestique, comme les années précédentes, est l'oiseau le plus abondamment observé (avec une moyenne de 7,1 moineaux domestiques par jardin). La Mésange bleue arrive en seconde position (avec une moyenne de 2,6 mésanges bleues par jardin) et le Pinson des arbres complète le podium (avec une moyenne de 2,3 pinsons des arbres par jardin), prenant ainsi la place de la Mésange charbonnière (troisième en 2018). Pour la suite de ces classements, vous référer aux différents graphiques.

À noter que cet hiver, le Gros-bec casse-noyaux aura été absent des 20 espèces les plus fréquentes de nos jardins (seulement présent dans 1,4% des jardins en 2019 contre 10,7% en 2018). Cet écart s'explique par l'irruption exceptionnelle de ce passereau nordique l'année dernière.

Merci à Guillaume Debout pour le formulaire en ligne; aux photographes : Pascal Bernardin, William Duvernoy, Guimouth Inne et Jacques Rivière pour leurs clichés; à Manon Jean (illustration) et Lou Potet (graphisme) pour l'affiche; à Marion Chatelier pour les plaquettes d'aide à l'identification; à Martin Billard pour l'aide au traitement des données; à Annie Chêne pour les formulaires papiers et E-mails; aux animateurs de l'Association Faune et Flore de l'Orne et aux nombreux médias pour leur forte mobilisation autour de cet événement.

Amis participants, encore un grand merci pour votre superbe mobilisation ! Votre enthousiasme nous rendant optimistes, nous espérons vous voir atteindre "les 3000 observateurs" pour le Grand comptage des oiseaux de jardin des 25 et 26 janvier 2020 ! À très bientôt !

http://gcoj.gonm.org

Nicolas Klatka

17/12/2018 06:02

Les oiseaux en période de reproduction en baie du Mont-Saint-Michel

Les oiseaux en période de reproduction en baie du Mont-Saint-Michel (enquête 2009-2013)

Essai sur l’histoire récente (1970-2013) répartitions et effectifs

Matthieu Beaufils - 2018 (Groupe Ornithologique Normand - GONM / Bretagne Vivante - SEPNB)

https://issuu.com/gonm/docs/bmsmgonm

01/10/2018 08:58

GONm ACTU OCTOBRE 2018 N°45

SOMMAIRE

  • Chronique ornithologique du mois de septembre 2018
  • Bon à savoir!
  • L'oiseau du mois
  • Comment signaler ses observations?
  • Actualité du GONm en septembre 2018
  • Le  GONm en octobre 2018 : calendrier des animations, stages, chantiers et réunions.

Lire la suite...

06/11/2014 12:41

GONm ACTU NOV 2014 N°2

goeland_argente.jpgCette rubrique mensuelle se propose d'informer  de l'actualité  du GONm.
Au menu : un résumé des observations du mois précédent, quelques nouvelles d'expos, de stages ou d'animations organisés par le GONm et un rappel des enquêtes ou événements à venir.

Plusieurs liens permettent d'en savoir plus, en cliquant sur des images ou des textes en surimpression.

Lire la suite...

15/10/2014 06:59

GONm ACTU OCT 2014 N°1

Cette nouvelle rubrique mensuelle se propose d'informer  de l'actualité récente du GONm.
Au menu : un résumé des observations du mois dernier, quelques nouvelles d'expos, de stages ou d'animations organisés par le GONm et un rappel de quelques informations publiées sur le forum.

Plusieurs liens permettent d'en savoir plus, en cliquant sur des images ou des textes en surimpression.

Lire la suite...

08/10/2014 11:18

Recensement national des dortoirs de grand cormoran

Cette enquête permanente se déroule cet hiver dans le cadre d’une enquête nationale.

Les modalités sont des plus simples :

  • il suffit de se rendre un soir de décembre (sans vent, ni pluie pour votre confort) une demi-heure avant le crépuscule devant un dortoir de grand cormoran 
  • et de recenser les oiseaux présents posés au crépuscule sur un arbre, une île, une digue, etc...

Les plus motivés d’entre vous pourront faire un second recensement sur les mêmes sites à une date la plus proche possible du 15 janvier.
Cette espèce est l’emblème de notre association ; elle a progressé dans le passé récent, mais ce n’est plus le cas, en particulier sur notre littoral. 

Pour assurer la meilleure couverture possible, nous avons besoin de savoir qui fait quoi ? 
Contactez-nous et nous vous enverrons en retour une liste des sites et une fiche de recensement.

Au moins 152 communes sont concernées : 55 dans la Manche, 323 le Calvados, 15 l'Orne, 23 dans l'Eure et 27 en Seine-Maritime
Liste à télécharger : Liste dortoirs 14 15.pdf (93.47 Kio)


(Carte : Martin Billard)

Il y a du pain sur la planche d’autant plus que tous les dortoirs ne sont certainement pas repérés : à vous de jouer !

Gérard Debout (organisateur) <gerard.debout(@)orange.fr>

22/04/2014 09:19

BIROE (Wetlands International)

FICHIERS À TÉLÉCHARGER :

Présentation

Le Bureau International de Recherches sur les Oiseaux d'Eau et les zones humides, depuis peu Wetlands International (WI), développe des programmes de suivi numérique des oiseaux d'eau, avec l'aide de nombreux ornithologues bénévoles. Créé en 1954 par le Conseil International pour la Protection des Oiseaux (CIPO), il regroupe 45 états et organise, chaque année, un décompte d'oiseaux d'eau à la mi-janvier, période la plus favorable. A cette époque de l'année, les populations d'oiseaux sont assez stables dans l'espace. La sélection naturelle et les prélèvements cynégétiques sont, pour l'essentiel déjà réalisés et les effectifs comptés représentent les futurs nicheurs. On dispose ainsi de données chiffrées sur la distribution géographique et numérique et sur les tendances évolutives des populations. II est alors possible d'argumenter sur la gestion et la protection des espèces et de leurs milieux.

Les principaux objectifs de W. I. (ex-BIROE) sont de :

  • coordonner les inventaires régionaux, les protocoles de suivi et d'évaluation ;
  • développer et harmoniser les banques de données relatives aux oiseaux d'eau et aux zones humides ;
  • revoir les priorités de conservation, initier des projets de protection des espèces menacées, de gestion rationnelle des zones humides et des oiseaux d'eau ;
  • promouvoir et apporter une assistance technique aux conventions internationales de Ramsar et de Bonn ;
  • diffuser les connaissances à travers des publications et des conférences pour la vulgarisation des résultats des comptages ;
  • former, pour certains pays, de nombreux observateurs non rodés aux techniques de comptage aérien. 

L'activité scientifique est développée à travers 23 groupes de recherche animés par des scientifiques internationaux, des spécialistes des anciens groupes du BIROE. Chaque année, le bilan des dénombrements de canards et de limicoles est publié.

Un comité permanent composé de 8 membres désignés par le comité exécutif s'occupe de l'administration. II comprend des délégués nationaux des états membres. La création de W. I. est officielle depuis octobre 1995. Il résulte de la fusion de trois organismes internationaux : 

  • I. W. R. B. : bureau international de recherches sur les oiseaux d'eau et les zones humides ; 
  • A. W. B. : bureau asiatique pour les zones humides 
  • et W. A. : zones humides pour les Amériques. 

W. I., organisation non gouvernementale, est structuré en grandes régions : la France est dans la région "Afrique - Europe - Moyen-Orient" qui représente un grand ensemble fonctionnel, des zones de reproduction de l'arctique aux quartiers d'hiver sub-sahéliens.

Le siège de W. I. se trouve aux Pays-Bas : Wetlands International PO Box, 7002 6700 CA Wageningen.

Pourquoi recenser les oiseaux d'eau en janvier ?

Rappelons que c'est grâce à ces données qu'en France l'essentiel des réserves de chasse sur le domaine public maritime ou fluvial a pu être créé là où stationnent effectivement les oiseaux. C'est aussi grâce à elles que la liste des espèces protégées a pu être améliorée. Le succès que les enquêtes connaissent chaque année en France traduit la motivation des ornithologues et de leurs associations, et leur détermination, sachant que l'acquis scientifique et l'amélioration des connaissances contribuent, malgré les obstacles et les difficultés, à une meilleure protection des habitats et des espèces.

La nouvelle fiche de recensement utilisée apporte une aide précieuse aux ornithologues pour compter les oiseaux d'eau. Elle permet une approche globale et numérique. Toutes les données concernant les cygnes et les oies, les canards et les foulques, les limicoles et les autres espèces sont saisies. Certaines espèces (cormorans et laridés) nécessitent une méthodologie de dénombrement adaptée (au pré-dortoir ou au dortoir). 

  • Groupe cygnes et oies : sur les sites traditionnels français, les oies grises font l'objet d'un comptage mensuel, d'octobre à mars. Le retard dans la transmission des données décale la mise en forme du bilan annuel.
  • Groupe bernaches : en France, les bernaches sont l'objet d'un suivi mensuel d'octobre à mars.
  • Groupe canards et foulques : le recensement des canards a lieu au mois de janvier. Les sites Ramsar et les zones de protection spéciale sont suivis mensuellement sur l'année ou sur plusieurs mois. Les données saisies servent de support technique pour les conventions.
  • Groupe canards marins : un dénombrement aérien permet de recenser les concentrations de macreuses situées au large dans des secteurs invisibles de la côte, sur le littoral Manche-Atlantique. Ces opérations complètent les dénombrements terrestres des canards marins proches du rivage (3 ou 4 km selon les points d'observation).
  • Groupe limicoles : comptage à la mi-janvier. Un bilan annuel français est rédigé. Les limicoles continentaux (vanneau, pluvier doré) sont dénombrés, de façon partielle la plupart du temps.

De nouveaux groupes de recherche devraient se développer.

L'inventaire des sites fonctionnels et des sites élémentaires est clos. Une réactualisation est prévue tous les 5 ans. En Normandie, plus de 80 observateurs notent chaque année à la mi-janvier et dans les 5 départements, les concentrations d'oiseaux sur des sites de taille très variable. Les plans d'eau, les vallées, les côtes où se trouvent les principaux sites, sont recensés.

On commence à connaître les grands secteurs d'hivernage et les espèces qui y sont inféodées : la baie du Mont-Saint-Michel accueille une grande partie des tadornes de Belon et des bernaches cravants, la boucle de Poses-Val de Reuil, les fuligules milouins et morillons. Le littoral du Calvados abrite une population hivernante de harle huppé, tandis que les macreuses fréquentent la baie du Mont-Saint-Michel, l'estuaire de la Seine et le littoral augeron. En hivernage, l'huîtrier-pie, le bécasseau variable, le courlis cendré sont présents en nombre dans les baies normandes.

Malgré les contraintes locales, notamment en bord de mer où l'heure et le coefficient de marée sont déterminants, et les aléas météorologiques (pluie, brouillard, tempête), un recensement représentatif des stationnements est obtenu. Des analyses de tendance peuvent être effectuées sur le long terme. Le suivi des populations d'oiseaux d'eau hivernant en Normandie nécessite la présence d'ornithologues bénévoles motivés. La connaissance et la protection des milieux et des espèces en dépendent.

Oiseaux échoués sur les côtes

Pour suivre le fil de discussion dédié sur le forum, c'est ici :
http://forum.gonm.org/viewtopic.php?f=5&t=706

Les adhérents du GONm ont toujours été sensibles aux échouages massifs d'oiseaux sur les côtes, qu'ils soient dus à des tempêtes ou à des pollutions. Très tôt, un recensement régulier, indépendant des échouages catastrophiques a été entrepris : en effet, l'importance de la pollution chronique et la nécessité de suivre son évolution ont vite été perçues.

C'est pourquoi, dès février 1969, un premier recensement était effectué sur 56 km de côtes bas-normandes. Un second avait lieu le dernier week-end de février 1972 (Braillon 1972) : il permettait de recenser 155 oiseaux échoués sur 257 km de côtes bas-normandes parcourues avec, d'emblée, une excellente participation des adhérents (31 au moins). Ce succès ne se démentira jamais puisque ce sont régulièrement plus de cent personnes qui participent. Depuis 1974, le décompte a lieu, tous les ans, lors du dernier week-end de février.

Les premiers dénombrements étaient coordonnés à l'échelon européen par les anglais du RSPB. En Normandie, Jean Duchon en fut l'organisateur de 1974 à 1978 ; Gérard Debout lui a succédé jusqu'en 1988 suivi par François Leclerc, Jean-Claude Dubosc et, actuellement, Gilles Le Guillou.

Plusieurs articles relatifs à ces décomptes ont été publiés : un premier bilan a été réalisé (Debout 1980) et une analyse des échouages d'alcidés a été présentée au colloque organisé en avril 1997, à l'occasion du vingt-cinquième anniversaire du GONm (Debout 1997). Un bilan bas-normand puis un bilan complet ont été établis par Gilles Le Guillou (Le Guillou 2004 et 2006).

Plusieurs études concernant des échouages catastrophiques ont fait l'objet de publications : échouages de l'hiver 1981 - 1982 (Debout 1982) échouages de février 1983 (Debout et al. 1984).

Par ailleurs, le GONm a décidé, au milieu des années 1980, de ne s'occuper ni de la collecte des oiseaux échoués mais encore vivants, ni des soins à leur apporter ensuite jugeant que cela ne relevait pas de ses compétences et que, de plus, il n'était pas sûr que les oiseaux soignés se réadaptent à la vie sauvage.

À lire ci-dessous : un guide d'aide à l'identification des oiseaux échoués : 

 

- page 1 de 2