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12/11/2020 04:10

Bilan du réseau des limicoles côtiers 2019-2020

Bilan du réseau des limicoles côtiers 2019-2020

10/06/2020 06:55

Les limicoles nicheurs des plages de Normandie

Le Groupe Ornithologique Normand organise et coordonne depuis de nombreuses années des suivis concernant le gravelot à collier interrompu (Anarhynchus alexandrinus). Entre 1979 et 2007, cinq enquêtes ont été organisées en Normandie par le GONm afin de recenser les couples nicheurs. Un bilan de ces comptages a permis d’estimer l’effectif nicheur normand. Dans les années 2000, la région hébergeait au moins 20 % de la population nicheuse française et elle présentait le caractère, exceptionnel en Europe, d’héberger une population progressant régulièrement sur le plan démographique.

Cette espèce présentant un fort intérêt patrimonial, un plan régional d’action a été établi pour les années 2010 à 2012. Ce programme fut renouvelé entre 2014 et 2016. Vous pouvez retrouver les actions menées lors de ces deux plans en suivant le lien suivant : PRAGCI 2010-2012 et 2014-2016

En 2017, une analyse menée par le Groupe ornithologique normand a montré l’importance de continuer les actions. En effet, le modèle statistique estime qu’un déclin de 57 % au moins de la population aurait lieu si on arrêtait de prendre les mesures de protection mises en place. Vous pouvez télécharger ce rapport en suivant ce lien : Rapport d’analyse de la viabilité de la population de gravelot à collier interrompu (Anarhynchus alexandrinus) en Basse-Normandie.

Face à ce constat, le Groupe Ornithologique Normand a lancé en 2018 et pour une période de 3 ans, la Stratégie régionale d’Action en faveur des limicoles nicheurs des plages. À la demande des partenaires et organismes financeurs, le programme concerne d’autres limicoles nicheurs des hauts de plage normands : le grand gravelot (Charadrius hiaticula), le petit gravelot (Charadrius dubius) et l’huîtrier-pie (Haematopus ostralegus). Pour connaître les actions réalisées dans le cadre de ce projet, suivez ce lien : SRA limi 2018-2020

Ces projets, coordonnés par le Groupe Ornithologique Normand, sont réalisés en partenariat avec les différentes structures intervenant sur la connaissance, la gestion des espaces naturels et les mesures de protection de l’espèce :

 


Vous souhaitez savoir quelles plages sont concernées par la présence de ces oiseaux nicheurs ? Consultez la carte ci-dessous ou cliquez là !

 

Ces projets n'auraient pas été possibles sans le soutien financier de :

09/06/2020 05:39

SRA LIMI 2018 - 2020

La Stratégie Régionale d’Action en faveur des limicoles nicheurs des plages de Normandie (SRA LIMI) fait suite aux précédents programmes régionaux d’action (2010-2012 puis 2014-2016) en faveur du gravelot à collier interrompu. Suite aux conclusions du rapport de Berthe (2017) et à la demande de nos partenaires techniques et financiers, les actions de cette stratégie ce sont étendues aux autres espèces nicheuses de nos plages normandes :

La stratégie régionale d’actions comprend trois axes de travail :

Axe 1 : Études visant à l’amélioration des connaissances des espèces

Action 1 : Recensement des populations nicheuses

Chaque année, les observateurs effectuent les recensements des couples nicheurs des hauts de plage normands de gravelot à collier interrompu, grand gravelot, petit gravelot et huîtrier pie, grâce à deux comptages organisés en mai et en juin (généralement durant les premières semaines de chaque mois).
A chaque comptage, les observateurs doivent parcourir lentement le haut de plage, de pré-férence tôt le matin, soleil dans le dos. Si plusieurs observateurs parcourent simultanément le même linéaire, chacun doit se mettre à une distance de 15 mètres de l’autre, le premier en haut de la laisse de mer, le second en bas, etc. Sont comptés et localisés le nombre de couples, de mâles seuls, de femelles seules.

Les résultats, en bref :

En 2018, ont été recensé

  • 184 et 231 couples de gravelot à collier interrompu
  • 9 couples de petit gravelot (ne correspond pas la population nicheuse normande)
  • 261 couples d’huîtrier-pie, dont 227 à Chausey
  • 21-23 couples de grand gravelot

En 2019, ont été recensés

  • 188-244 couples de gravelot à collier interrompu
  • 11-12 couples de petit gravelot (ne correspond pas la population nicheuse normande)
  • 244-268 couples d’huîtrier pie, dont 217-236 à Chausey
  • 32-45 couples de grand gravelot


Action 2 : Évaluation du succès de la reproduction

Il s’agit de repérer les nids (prospection) et d’y revenir au mieux tous les trois jours, afin de suivre l’évolution et le devenir des pontes. Un nid est considéré en réussite lorsque le nid ar-rive à l’éclosion. Le nombre d’œufs, de poussins, de jeunes à l’envol ainsi que les causes éventuelles d’échec sont renseignés au cours du suivi, autant que faire ce peu car il est difficile de suivre des poussins nidifuges.

Les résultats, en bref :

En 2018, 207 nids de gravelot à collier interrompu ont été recensés. Sur les 178 nids suivis en devenir connu, le gravelot à collier interrompu a produit :

  • 2,6 œufs par nid
  • 0,4 poussins par nid
  • 0,2 jeunes à l’envol/nid

Les estimations du taux de réussite varient de 13 % à 42 % selon les secteurs, le Bessin et l’Estuaire de l’Orne étant les secteurs les plus favorables à la réussite des nids cette année.

En 2019, 330 nids de gravelot à collier interrompu ont été recensés contre environ 200 en moyenne depuis 2014. Sur ces nids trouvés, 306 ont été suivis et le devenir connu (succès ou échec) pour 299 d’entre eux. Parmi ces 299 nids, l’espèce a produit :

  • 2,7 œufs par nid
  • 0,6 poussins par nid
  • 0,4 jeunes à l’envol/nid

Le taux de réussite est estimé à 26 %, il varie de 21 % à 70 % selon les secteurs, le Bessin et le Nord des havres étant les secteurs les plus favorables à la réussite des nids cette année. Le taux de réussite des nichées est le plus important des six dernières années, ce qui a permis l’envol d’un minimum de 119 jeunes soit plus du double de ces dernières années (moyenne de 55 jeunes par an depuis 2014). Ces chiffres illustrent la réussite exceptionnelle de cette saison de reproduction, la meilleure depuis 2014.
Cette réussite est due entre autres aux conditions environnementales très favorables cette année ainsi qu’aux efforts de protection des membres du Groupe ornithologique normand.

 

Action 3 : Mise en évidence des facteurs d’échec de la reproduction

Sur la base des observations qui ont pu être réalisées au cours des dernières année, entre 40 et 50 % des causes d’échec de la reproduction reste inconnue. Afin de lever le voile sur cet inconnu, le GONm a proposé de mettre en place des Trophycam sur une partie des nids suivis.

Les résultats, en bref :

Sur 32 caméras, installées en 2019 sur 23 ont permis d’indiquer avec précision le de-venir du nid. Parmi ceux-ci

  • 7 nids sont en succès
  • 16 en échec dont 12 par prédation

Le renard roux a pu être filmé une fois, les 11 autres échecs par prédation étant dus à la corneille, largement sous-estimée comme facteur de prédation (75 % des échecs identifiés par caméras). A ceci s’ajoutent les observations réalisées sur le terrain qui montrent la présence d’individus spécialisés sur chaque secteur suivi (côte Est, baie d’Orne, Nord et Sud des havres).
Plusieurs comportements ont pu être observés : la corneille semble perturbée par la présence de la caméra et vient plusieurs fois sans voir de nid avant de finalement pré-dater la ponte. Un autre comportement a pu être noté sur la côte Est et les secteurs Nord et Sud des havres : parfois, la corneille observe l’observateur et, dès son départ du nid, se dirige directement sur le nid, ignorant les comportements d’alerte des adultes nicheurs.


Action 4 : Évaluation des paramètres démographiques par le baguage

Un programme personnel de baguage coloré, développé sur l’axe 3 du CRBPO du Muséum national d’Histoire naturelle a été déposé en 2007 par James Jean Baptiste.

Figure 1: Étapes du baguage des gravelots à collier interrompu (a : piège utilisé, b : pose des bagues sur l'animal, c : mesures de l’animal, d : contrôle de bague)

Les adultes sont capturés à l’aide d’une nasse posée sur le nid. Celui-ci doit avoir au moins 10 jours d’incubation afin de ne pas perturber la nidification. Ils sont marqués de trois bagues : une métallique posée au tibia droit, une colorée (jaune, blanc, vert, rouge) au tarse droit, et une bague blanche numérique au tibia gauche. Les poussins sont, quant à eux, capturés à la main environ 7 jours après leur éclosion. A cette occasion, une simple bague métal leur est posée. Ils seront équipés d’une combinaison de bagues couleur lors d’une éventuelle seconde capture quelques jours avant l’envol.

Les informations sur l’âge, le sexe, la longueur de l’aile, la longueur du tarse et la masse de l’oiseau sont recueillies (Jean Baptiste, 2010).

Depuis 2015, une base de données en ligne, Banding Tracking : http://banding-tracking.carmain.org/ a été créée pour permettre aux observateurs de saisir directement leur lecture de bagues dans la base de données et obtenir ainsi directement le CV de l’oiseau.

Les résultats, en bref :

Au total, 1 065 individus ont été bagués depuis 2007 dont 35 oiseaux en 2019, 2 femelles, 1 mâle et 32 poussins. 9 532 lectures de bagues ont été effectuées par 176 observateurs entre 2007 et 2019.
Les trois populations principales d’oiseaux baguées sont situées sur les secteurs Est Coten-tin, Val de Saire et Estuaire de l’Orne. Parmi les individus bagués adultes, les femelles sont majoritaires par rapport aux mâles, 231 femelles contre 154 mâles

Au total, 9 532 contrôles de ces 1065 individus bagués ont été effectués majoritairement en Normandie mais également ailleurs en France et dans le monde.


Action 4 : Phénologie des rassemblements postnuptiaux

Sur les secteurs correspondant aux secteurs de reproduction, des comptages concertés à marée haute et pour un coefficient de marée autour de 60 ont été organisés à date fixe (+- 1j), toutes les deux semaines entre les mois de juillet et d’octobre.
Lors du comptage, les observateurs doivent parcourir lentement le haut de plage, de préfé-rence le soleil dans le dos. Si plusieurs observateurs parcourent simultanément le même li-néaire, chacun doit se mettre à une distance de 15 mètres de l’autre, le premier en haut de la laisse de mer, le second en bas, etc. Sur chaque commune concernée sont comptés le nombre d’oiseaux, le nombre d’oiseaux bagués, et si possible le nombre de mâles, de femelles et de juvéniles.

Les résultats, en bref :

L’estuaire de Seine, le Bessin, le Nord-Ouest Cotentin et la baie du Mont Saint-Michel n’accueillent peu voire pas d’individus. Lorsque les rassemblements sont notés, les communes concernées sont Saint-Pair-sur-Mer – Dragey-Tonthon/Genêt pour la baie du Mont Saint-Michel et de Graye-sur-Mer pour le Bessin (maximum d’une dizaine d’individus généralement lors des premiers comptages). Le Nord Cotentin a pu accueillir jusqu’à 26 individus fin juillet 2018 et 13 en août 2019.
Les secteurs rassemblant le plus grand nombre d’oiseaux sont celui de la côte Est (Saint-Marcouf, Fontenay-sur-Mer, Saint-Germain-de-Varreville et dans une moindre mesure, Mor-salines) et de la baie d’Orne. Pour ce dernier, le principal rassemblement est observé sur la commune de Merville-Franceville-Plage.
Selon les années, le secteur de la côte des havres a regroupé de 160 à 260 oiseaux environ. Les rassemblements se sont constitués sur 6 communes : Anneville/Gouville, Blainville/La Poulette, Montmartin-sur-Mer, Pointe d’Agon (2019), Bricqueville-sur-Mer (2019), Bréville-sur-Mer (2019), Saint-George-de-la-Rivière/Portbail (2018), Saint-Rémy-Les-Landes/Surville et Saint-Germain-sur-Ay. Sur ce secteur, contrairement à l’an 2018, très peu de déplacements de groupes ont été observés même si des échanges inter-sites ont eu lieu en 2019. Sur ce sec-teur, on note un départ soudain des groupes quand, sur les autres secteurs, le départ semble se faire plus progressivement.

Axe 2 : Actions de communication et de protection des sites de reproduction

Action 1 : Mise en place de systèmes de protection

La fréquentation humaine des hauts de plages (promeneurs, pêcheurs, activités sportives...) est à l’origine d’un grand nombre de destruction de nids et peut anéantir la reproduction de cette espèce sur certaines plages. De plus, les engins motorisés (tracteurs, quads) et les ani-maux en liberté sont également responsables de l’échec de couvées.

Pour limiter l’impact de l’Homme, le GONm met en place des enclos pour protéger les nids, merci de les respecter !
Vous souhaitez savoir quelles plages sont concernées par la présence du gravelot ?

Consultez la carte ci-dessous ou cliquez là !

 

Enclos à la pointe d’Agon

Enclos à Courseulles-sur-mer

Ces enclos sont autorisés par les services administratifs concernés.

 

Le bilan, en bref :

Depuis le 1er PRAGCI, de nombreux enclos ont été placés sur des sites stratégiques. Ces actions de protections sont réitérées chaque année. Le but étant de limiter les risques d’écrasement et de dérangement par les usagers (chiens, promeneurs, véhicules).

Les analyses réalisées en 2017 ont montré l’importance de ces systèmes de protection pour favoriser la réussite de la nidification de ces espèces. C’est pourquoi, le GONm préconise et renouvellera les actions de protection qu’il a mises en place depuis 2010.

 

Action 2 : Information et sensibilisation aux enjeux liés au gravelot

La réussite de la protection des limicoles nicheurs des plages passe par la prise en compte de ses enjeux par tous. C’est pourquoi le GONm s’est donné pour mission de sensibiliser le public sur la protection du gravelot à collier interrompu mais également de manière plus glo-bale sur la gestion et la préservation du littoral à travers :

  • des animations auprès des scolaires

→ vous souhaitez qu’un animateur intervienne dans votre établissement ? Vous pouvez contacter le GONm par téléphone au 02 31 43 52 56 ou par mail à secretariat@gonm.org

  • des animations auprès du grand public

→ pour avoir accès au calendrier des animations, cliquez ici !

  • l’utilisation des médias web et presse

→ nous mettons à jour régulièrement cette page internet consacrée au projet
→ vous pouvez également suivre nos actualités sur notre compte facebook !
→ nous apparaissons régulièrement dans différents presse : France bleu Normandie, Ouest France, la Manche libre, la Presse de la Manche.

  • l’affichage sur les plages et diffusion de supports de communication

→ le GONm a édité de nouvelles cartes postales et stickers, n’hésitez pas à nous en demander !

 → des panneaux informatifs sont mis en place aux entrées des plages ou aux extrémités des enclos, merci de respecter les consignes !

  • des interventions auprès des associations, clubs, etc.

Nettoyage de plage : merci de ne pas nettoyer les plages où sont présents les gravelots entre avril et août. Pour plus d’information, vous pouvez vous diriger vers les associations dédiées :
→ pour le Calvados : www.rivagepropre.com
→ pour la Manche : www.cpiecotentin.com ou encore www.associationavril.org

Les travaux d’aménagements : sur les plages où le gravelot peut être présent, les travaux d’aménagements  (ré-ensablement, consolidation de digue, etc.) doivent obligatoirement être conduits entre le 30 août et le 15 avril. Une dérogation peut être accordée s’il s’avère que l’espèce n’est pas présente, après expertise du GONm.

La circulation des animaux, des personnes et des véhicules : la promenade des chiens sur les plages en été est interdite sur la plupart des plages ! La divagation des chiens empêche les gravelots de nicher (dérangement, prédation…). La circulation des véhicules à moteurs sur l’estran est autorisée uniquement aux cales d’accès à l’eau.
D’une manière générale, il faut éviter de circuler sur le sable sec que ce soit en voiture ou à pied, car c’est là où l’oiseau fait son nid.

Associations et clubs sportifs et de loisir : les pratiques sportives et de loisirs sur les plages doivent être effectuées dans le respect de la sensibilité du gravelot. Le GONm se tient à la disposition de toute personne organisant des évènements pour répondre à ses interrogations.

 

 

Axe 3 : Animation et administration du projet

Ce projet est animé et coordonné par le Groupe ornithologique normand grâce à ses salariés et bénévoles.

La coordination du projet est assurée par Eva Potet, présente au local du GONm, et joignable par téléphone au 02 31 43 52 56, ou par mail à eva.potet@gonm.org.

La réalisation des actions est assurée par des salariés permanents et saisonniers :

  • James Jean-Baptiste (Calvados) : 02 61 53 65 01 ou james.jb@gonm.org
  • Régis Purenne (Côte Est et Nord Cotentin) : 02 14 14 43 83 ou regis.purenne@gonm.org
  • Fabrice Cochard (Baie du Mont Saint-Michel) : 02 33 49 65 88 ou fabrice.cochard@gonm.org
  • Maxime Spagnol (Côte Ouest Cotentin) : saisonnier
  • Delphine Bréus (Côte Est Cotentin) : saisonnière

Les bilans d’activité annuels du projet sont disponibles en téléchargement :

 

Nous remercions nos partenaires financiers pour leur soutien :

30/06/2016 02:44

Les limicoles nicheurs de Normandie en 2015

Ce troisième recensement a suivi les modalités déjà mises en œuvre : repérage des couples paradant, alarmant, voire nids et/ou jeunes non volants, recensement visant à connaître le mieux possible le nombre de couples nicheurs par site.

Tous les littoraux bas, les îles, mais aussi les structures portuaires, les marais sublittoraux et les estuaires et les grandes zones humides normandes ont été parcourues.

Au total, notre enquête montre que sur un total de onze espèces de limicoles nicheurs en Normandie étudiées dans cette enquête :

  • Quatre espèces se portent bien et voient leurs effectifs progresser même si ces effectifs demeurent modestes : courlis cendré (130 couples), chevalier gambette (13 couples), échasse blanche (55 couples) et avocette à nuque noire (81 couples) ;
  • Deux espèces sont stables ou en légers progrès : huîtrier-pie (262 couples) et grand gravelot (44 couples) ;
  • Deux espèces sont en déclin non encore alarmant : petit gravelot (100 couples), gravelot à collier interrompu (277 couples) ;
  • Deux espèces connaissent un déclin important : vanneau huppé (711 couples) et barge à queue noire (1 couple) ;
  • Deux espèces ont disparu de la région : bécassine des marais et combattant varié.

Soit 55 % d’espèces en baisse ou d’ores et déjà disparues !...

Huîtrier-pie (photo Gérard Debout)
Huîtrier-pie (photo Gérard Debout)

Gérard Debout