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mercredi 25 septembre 2019 17:52

Grand Comptage des Oiseaux du Jardin - Bilan 2019

Grand Comptage des Oiseaux de Jardin 2019 : nouveau record en Normandie !

Malgré la tempête hivernale du weekend des 26 et 27 Janvier 2019, une grosse vague d'observateurs a participé au 16ème Grand Comptage normand des Oiseaux de Jardin. En effet, vous avez été 2467 participants à scruter 1804 jardins (dont 245 enregistrés par la LPO, notre partenaire en l'occurrence). Un record régional et national depuis la création de cette enquête ! Le Calvados se place en tête de tous les départements français avec 549 comptages... la Manche arrive deuxième avec 445 comptages et la Seine-Maritime se classe troisième avec 339 comptages. L'Eure avec ses 239 comptages et l'Orne avec ses 232 comptages viennent compléter cette belle performance normande.

Notre vedette de l'année, le Rouge-gorge familier - Guimouth InneAu total, sur l'ensemble de notre région (1001 communes participantes), ce sont un peu moins de 55000 oiseaux de 39 espèces différentes qui ont visité nos jardins. Si l'hiver 2019 reste sans surprise notable dans les résultats, le trio de tête des oiseaux les plus fréquents de nos jardins a tout de même subi quelques interversions. Ainsi, alors qu'il était en bas du podium en 2018, le Rouge-gorge familier a été l'oiseau le plus observé cette année (présent dans 82% des jardins), détrônant le Merle noir (présent dans 79,2% des jardins) qui de premier se retrouve second et la Mésange charbonnière (présente dans 75,8% des jardins) qui termine troisième au lieu de deuxième l'an dernier...

Moineau domestique -  Guimouth InneLe Moineau domestique, comme les années précédentes, est l'oiseau le plus abondamment observé (avec une moyenne de 7,1 moineaux domestiques par jardin). La Mésange bleue arrive en seconde position (avec une moyenne de 2,6 mésanges bleues par jardin) et le Pinson des arbres complète le podium (avec une moyenne de 2,3 pinsons des arbres par jardin), prenant ainsi la place de la Mésange charbonnière (troisième en 2018). Pour la suite de ces classements, vous référer aux différents graphiques.

À noter que cet hiver, le Gros-bec casse-noyaux aura été absent des 20 espèces les plus fréquentes de nos jardins (seulement présent dans 1,4% des jardins en 2019 contre 10,7% en 2018). Cet écart s'explique par l'irruption exceptionnelle de ce passereau nordique l'année dernière.

Merci à Guillaume Debout pour le formulaire en ligne; aux photographes : Pascal Bernardin, William Duvernoy, Guimouth Inne et Jacques Rivière pour leurs clichés; à Manon Jean (illustration) et Lou Potet (graphisme) pour l'affiche; à Marion Chatelier pour les plaquettes d'aide à l'identification; à Martin Billard pour l'aide au traitement des données; à Annie Chêne pour les formulaires papiers et E-mails; aux animateurs de l'Association Faune et Flore de l'Orne et aux nombreux médias pour leur forte mobilisation autour de cet événement.

Amis participants, encore un grand merci pour votre superbe mobilisation ! Votre enthousiasme nous rendant optimistes, nous espérons vous voir atteindre "les 3000 observateurs" pour le Grand comptage des oiseaux de jardin des 25 et 26 janvier 2020 ! À très bientôt !

http://gcoj.gonm.org

Nicolas Klatka

mercredi 17 juillet 2019 11:54

Non aux tirs de Grands Cormorans !

Le grand cormoran est une espèce qui comprendrait deux sous-espèces en France :

  • l'une : Phalacrocorax carbo carbo, censée être "littorale" et qu'il est interdit de tirer ;
  • et une autre : Phalacrocorax carbo sinensis, elle, est "continentale" et il serait possible de la tirer en hiver.

Or, en hiver, ces deux sous-espèces sont indistinguables morphologiquement et nous savons, grâce à nos suivis des oiseaux bagués, que des individus P. c. carbo "littoraux", non tirables, l'ont pourtant été par les gardes de l'ONCFS : la réglementation n'est donc pas respectée par ceux-là même qui doivent la faire respecter !

Il est donc impossible d’appliquer l'arrêté dans le cadre de la loi. Ceci est d'autant plus dommageable que cette sous-espèce P. c. carbo "littorale" est en déclin !

Par ailleurs, contrairement aux allégations délirantes énoncées çà et là : un grand cormoran ne mange pas son propre poids (2 à 3,7 kg) par jour, et encore moins 4 fois son propre poids ! Suite aux études scientifiques que nous avons menées, nous avons pu déterminer que les grands cormorans mangent environ 350 grammes de nourriture par jour.

Jamais, les pêcheurs et les pisciculteurs n'ont démontré, comme le demande pourtant la loi, de démontrer la réalité économique des pertes subies. Multiplier une consommation surestimée, par un nombre d'oiseaux pifométrique sur une durée rallongée ne leur a toujours pas permis de donner un pourcentage de pertes en terme de valeur économique.

Il faut donc cesser de tuer ces oiseaux pour satisfaire un lobby dont les revendications ne reposent sur aucun fait scientifique.

Nous vous invitons donc à répondre défavorablement à ce projet d’arrêté afin d’empêcher la mise en place de cette nouvelle dérogation.

Vous pouvez vous rendre sur la page, en lien ci-après, de la consultation publique pour déposer votre avis : Projet d’arrêté fixant les quotas départementaux dans les limites desquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant les grands cormorans (Phalacrocorax carbo sinensis) pour la période 2019-2022

 

Voici des arguments issus de l'article sur le site de la LPO, à utiliser dans vos commentaires. Merci pour votre mobilisation avant le 31 juillet et n’hésitez-pas à inviter vos proches à faire de même !

  • Le quota de 150 000 oiseaux à tuer sur 3 ans est disproportionné et représente la moitié de la population hivernante en France
  • L’État ne démontre pas que les tirs soient efficaces et diminuent l’impact des grands cormorans tant sur les plans économique qu’écologique si tant est que des dégâts soient prouvés;
  • Sur les eaux libres,  le prélèvement proposé dépasse 21 000 cormorans en 3 ans alors que l’espèce  s’alimente essentiellement de proies abondantes tels les cyprinidés voire des espèces exotiques (poissons-chats, Perche-soleil). Le motif de la prédation de poissons protégés doit donc être écarté ;
  • Les menaces pesant sur les poissons protégés reposent principalement sur d’autres facteurs tels que la qualité de l’eau, la présence de barrages voire la prédation par des espèces exotiques comme le Silure.
  • La réglementation impose de rechercher des solutions alternatives notamment des mesures de prévention (effarouchements, filets protecteurs…) et d’envisager le tir qu’en dernière solution quand celles-ci n’ont pas donné satisfaction.
  • Pour les départements côtiers de la Manche et d’une partie de l’Atlantique, la régulation par tir des grands cormorans porte sur la sous-espèce Phalacrocorax carbo Sinensis (dite continentale). Elle va pourtant inclure de fait (car la distinction entre les deux sous-espèces est très difficile), la sous-espèce carbo (dite maritime) et nicheuse de Bretagne et des Pays de la Loire qui, elle, est intégralement protégée et en diminution.