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mercredi 17 juillet 2019 11:54

Non aux tirs de Grands Cormorans !

Le grand cormoran est une espèce qui comprendrait deux sous-espèces en France :

  • l'une : Phalacrocorax carbo carbo, censée être "littorale" et qu'il est interdit de tirer ;
  • et une autre : Phalacrocorax carbo sinensis, elle, est "continentale" et il serait possible de la tirer en hiver.

Or, en hiver, ces deux sous-espèces sont indistinguables morphologiquement et nous savons, grâce à nos suivis des oiseaux bagués, que des individus P. c. carbo "littoraux", non tirables, l'ont pourtant été par les gardes de l'ONCFS : la réglementation n'est donc pas respectée par ceux-là même qui doivent la faire respecter !

Il est donc impossible d’appliquer l'arrêté dans le cadre de la loi. Ceci est d'autant plus dommageable que cette sous-espèce P. c. carbo "littorale" est en déclin !

Par ailleurs, contrairement aux allégations délirantes énoncées çà et là : un grand cormoran ne mange pas son propre poids (2 à 3,7 kg) par jour, et encore moins 4 fois son propre poids ! Suite aux études scientifiques que nous avons menées, nous avons pu déterminer que les grands cormorans mangent environ 350 grammes de nourriture par jour.

Jamais, les pêcheurs et les pisciculteurs n'ont démontré, comme le demande pourtant la loi, de démontrer la réalité économique des pertes subies. Multiplier une consommation surestimée, par un nombre d'oiseaux pifométrique sur une durée rallongée ne leur a toujours pas permis de donner un pourcentage de pertes en terme de valeur économique.

Il faut donc cesser de tuer ces oiseaux pour satisfaire un lobby dont les revendications ne reposent sur aucun fait scientifique.

Nous vous invitons donc à répondre défavorablement à ce projet d’arrêté afin d’empêcher la mise en place de cette nouvelle dérogation.

Vous pouvez vous rendre sur la page, en lien ci-après, de la consultation publique pour déposer votre avis : Projet d’arrêté fixant les quotas départementaux dans les limites desquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant les grands cormorans (Phalacrocorax carbo sinensis) pour la période 2019-2022

 

Voici des arguments issus de l'article sur le site de la LPO, à utiliser dans vos commentaires. Merci pour votre mobilisation avant le 31 juillet et n’hésitez-pas à inviter vos proches à faire de même !

  • Le quota de 150 000 oiseaux à tuer sur 3 ans est disproportionné et représente la moitié de la population hivernante en France
  • L’État ne démontre pas que les tirs soient efficaces et diminuent l’impact des grands cormorans tant sur les plans économique qu’écologique si tant est que des dégâts soient prouvés;
  • Sur les eaux libres,  le prélèvement proposé dépasse 21 000 cormorans en 3 ans alors que l’espèce  s’alimente essentiellement de proies abondantes tels les cyprinidés voire des espèces exotiques (poissons-chats, Perche-soleil). Le motif de la prédation de poissons protégés doit donc être écarté ;
  • Les menaces pesant sur les poissons protégés reposent principalement sur d’autres facteurs tels que la qualité de l’eau, la présence de barrages voire la prédation par des espèces exotiques comme le Silure.
  • La réglementation impose de rechercher des solutions alternatives notamment des mesures de prévention (effarouchements, filets protecteurs…) et d’envisager le tir qu’en dernière solution quand celles-ci n’ont pas donné satisfaction.
  • Pour les départements côtiers de la Manche et d’une partie de l’Atlantique, la régulation par tir des grands cormorans porte sur la sous-espèce Phalacrocorax carbo Sinensis (dite continentale). Elle va pourtant inclure de fait (car la distinction entre les deux sous-espèces est très difficile), la sous-espèce carbo (dite maritime) et nicheuse de Bretagne et des Pays de la Loire qui, elle, est intégralement protégée et en diminution.

 

 

 

mercredi 29 juin 2016 17:40

Les grands cormorans Phalacrocorax carbo nicheurs en Normandie : enquête 2015 et historique

Le grand cormoran est une espèce cosmopolite qui fréquente pratiquement tous les milieux aqua­tiques  où une surface d'eau libre suffisante lui permet de se poser, de plonger et de décoller.

En 2015, toutes les colonies connues encore occupées recensées. Une nouvelle colonie a été découverte. 1884 couples nicheurs au total en Normandie, dont 940 sur des colonies littorales et 944 en milieu continental ont été recensés.

L’effectif maximal a été atteint en 2010. Depuis, la baisse des effectifs littoraux n’est plus compensée par l’augmentation en milieu continental, qui d’ailleurs a cessé et a même amorcé un léger déclin.

Par rapport à l’effectif national, la part normande qui était de 100 % jusqu’à la fin des années 1970 (puisque tous les nicheurs normands étaient français) n’a cessé de baisser pour ne représenter que 20 % de l’effectif français en raison à la fois de la stagnation normande et de l’augmentation considérable des effectifs nicheurs continentaux.

Grands cormorans nicheurs à Saint-Marcouf (photo Gérard Debout)
Grands cormorans nicheurs à Saint-Marcouf (photo Gérard Debout)

 

Gérard Debout

L’hivernage du grand cormoran en Normandie 1990-2014

Le grand cormoran est un hivernant régulier en Normandie. Il exploite aussi bien le littoral que les eaux douces. Les données anciennes sont peu précises car l’oiseau était, en période internuptiale, déjà considéré comme assez commun comme l’indique Gadeau de Kerville (1892) : « Toute la Normandie. Sédentaire et de passage régulier en mars et avril, et en automne. Assez commun ».

En décembre 2014, les 18 dortoirs littoraux occupés par les grands cormorans dans le département de la Manche hébergent en moyenne 91 individus ; ceux du Calvados 85,5 et ceux de Seine-Maritime 159. Sur le long terme, la moyenne des effectifs par dortoir occupé est de 117 individus, elle a décru au cours de la décennie 1990 pour se stabiliser depuis. Les 14 dortoirs continentaux occupés par les grands cormorans dans le département de la Manche hébergent en moyenne 39 individus ; ceux du Calvados 106, ceux de l’Orne 14, ceux de l’Eure 83 et ceux de Seine-Maritime 33. Sur le long terme, la moyenne des effectifs par dortoir occupé est de 95 individus, elle a constamment décru depuis le début de la décennie 1990.

Sur le long terme, depuis 1990, il n’y a aucune évolution significative des effectifs réellement recensés (R2 = 0,00025) soit 5 800 individus. Compte tenu des estimations présentées, on peut estimer que :

  • la population hivernante de grand cormoran en Normandie est globalement stable depuis le début des années 1990 ;
  • la population hivernante de grand cormoran en Normandie compte environ 6 400 individus répartis sur 165 dortoirs ; la moitié des hivernants étant littorale, l’autre moitié continentale.
Dortoir hivernal de grand cormoran (photo Gérard Debout)
Dortoir hivernal de grand cormoran (photo Gérard Debout)

Gérard Debout

 

jeudi 6 novembre 2014 12:41

GONm ACTU NOV 2014 N°2

goeland_argente.jpgCette rubrique mensuelle se propose d'informer  de l'actualité  du GONm.
Au menu : un résumé des observations du mois précédent, quelques nouvelles d'expos, de stages ou d'animations organisés par le GONm et un rappel des enquêtes ou événements à venir.

Plusieurs liens permettent d'en savoir plus, en cliquant sur des images ou des textes en surimpression.

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mercredi 15 octobre 2014 18:59

GONm ACTU OCT 2014 N°1

Cette nouvelle rubrique mensuelle se propose d'informer  de l'actualité récente du GONm.
Au menu : un résumé des observations du mois dernier, quelques nouvelles d'expos, de stages ou d'animations organisés par le GONm et un rappel de quelques informations publiées sur le forum.

Plusieurs liens permettent d'en savoir plus, en cliquant sur des images ou des textes en surimpression.

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