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16/11/2021 11:16

Grand Comptage des Oiseaux de Jardin - Bilan 2021

Grand Comptage des Oiseaux de Jardin 2021 : la Normandie de nouveau au sommet !

Les 30 et 31 janvier 2021, 4853 normands ont scruté 3566 jardins (dont 824 enregistrés par la LPO). C’est un record régional depuis la création en 2004 de cette enquête, par le Groupe Ornithologique Normand !

Cette superbe mobilisation (1478 communes participantes) a permis au Calvados de rester en tête de tous les départements français avec 1109 comptages. La Manche (2ème avec 882 comptages), la Seine-Maritime (3ème avec 720 comptages) complètent ce podium national ! L’Eure (486 comptages) et l’Orne (369 comptages) ajoutent à cette performance normande.

Résultats qui n’auraient pas été possibles sans la 2ème édition du Réseau animateurs « Initiation au Grand Comptage des Oiseaux de Jardin », constitué de salariés et bénévoles du GONm, ainsi que de nombreux partenaires (les élèves du BTS GPN de Sées, la Communauté d’Agglomération Lisieux Normandie, les CPIE Vallée de l’Orne et Collines Normandes, les associations Faune et Flore de l’Orne, AVRIL, Amis des Marais de la Dives, Naturellement Reuilly, Bocage Perché, Clos Masure aux Quatre Saisons et les Jardins étudiants de Mont-Saint-Aignan).

Ainsi, 44 animations « Initiation au Grand Comptage des Oiseaux de Jardin » (42 en présentiel et 2 en virtuel) ont été organisées sur toute la Normandie, réunissant, malgré le contexte sanitaire, un total de 394 curieux. Objectif : apprendre à identifier les oiseaux communs et permettre de se familiariser avec le protocole du comptage pour le jour J.

Lors de ce week-end de comptage, 80 espèces (39 proposées via le formulaire en ligne et 41 ajoutées par les participants) ont été observées dans les jardins normands.

Les trois espèces les plus fréquentes en 2021 :

Pour la troisième année consécutive le Rouge-gorge familier reste en tête (observé dans 84% des jardins normands), suivi du Merle noir (81,6 %) et du Moineau domestique (77,6 %), qui fait son entrée sur le podium, détrônant la Mésange charbonnière (74,1 %).

Les trois espèces les plus abondantes en 2021 :

Le Moineau domestique arrive en tête comme chaque année (avec une moyenne de 7,4 individus par jardin), suivi de la Mésange bleue (2,2) et du Pinson des arbres (2,1). La Mésange charbonnière arrive, comme pour la fréquence, quatrième (avec une moyenne de 2 individus par jardin).

Comme prévu (suite aux observations de la migration automnale de 2020), il n’y a eu aucun afflux d’espèces nordiques cet hiver (à l’instar de la Mésange noire en 2010, présente dans 11,9% des jardins, contre 5,1% en 2021 ou du Gros-bec casse-noyaux en 2018, présent dans 10,7% des jardins, contre 0,7% en 2021).

Ainsi que noté dans le bilan national, les observations de Verdier d’Europe sont également de moins en moins fréquentes dans les jardins normands : 42% des jardins participants au Grand Comptage régional des Oiseaux de Jardin ont, au moins, observé un Verdier d’Europe en 2016, contre 27% en 2021. Nous vérifierons si cette tendance se confirme.

Une des raisons qui pourrait expliquer le déclin du Verdier d’Europe : la présence de pathogènes sur les mangeoires, dont la trichomonose. Cette maladie touche les fringilles, en particulier le Verdier d’Europe et le Pinson des arbres (Lawson et al. 2018). Apparue récemment en France (Gourlay et al. 2011), elle a donné lieu à des mortalités anormales localisées (Chavatte et al. 2019, ONCFS et al. 2019).

Au Royaume-Uni, ce pathogène a contribué au déclin récent des populations du Verdier d’Europe (Robinson et al. 2010, Lawson et al. 2018).

De fait, les régions françaises où des mortalités anormales de verdiers ont été signalées en 2018 et 2019, avec des cas avérés de trichomonose (Hauts-de-France, Normandie, Bretagne), correspondent aux régions où viennent hiverner des verdiers anglo-saxons.

Un grand merci à Hugo Leclerc pour la coordination du Réseau animateurs ; à Guillaume Debout pour le formulaire en ligne ; aux photographes Pascal Bernardin, William Duvernoy, L’Oeil de Guimouth et Jacques Rivière pour leurs clichés ; à Romain Deschamps pour l’affiche et le dépliant de participation ; à Martin Billard pour l’aide au traitement des données ; à Annie Chêne pour les formulaires papiers et les divers envois postaux et aux nombreux médias pour leur forte couverture de cet événement.

Amis normands, merci pour votre intérêt croissant et votre participation record. Nous espérons vous compter encore plus nombreux à nos côtés pour le 19ème Grand Comptage des Oiseaux de Jardin, les 29 et 30 janvier 2022 !


http://gcoj.gonm.org

A très bientôt,

Nicolas Klatka, coordinateur

04/10/2021 06:09

Week-end de la migration 2021

La Saint-Michel à Carolles. 19ème week-end des oiseaux migrateurs de la Saint-Michel, les 25 et 26 septembre 2021


Un peu de stress a précédé cette 19e édition du week-end de l’oiseau migrateur à Carolles : d’abord, combien de personnes allaient être présentes après l’interruption de 2019, certaines ayant pu oublier notre rendez-vous annuel, ensuite quelle serait la météo alors que le brouillard allait accompagner les personnes qui descendaient du nord du Cotentin.

En fait, rien de tout cela : les ornithos étaient au rendez-vous sur le Cap dès 8h30 et il faisait beau… comme chaque année ! La journée du samedi a été magnifique avec un grand soleil, pas de vent et une mer d’huile.
Plus de 50 personnes ont observé la migration des passereaux migrateurs comme une centaine d’hirondelles de cheminée, 1000 pipits farlouse, chardonnerets, tarins des aulnes, pinsons, moineaux domestiques et 12 becs-croisés des sapins, 1 faucon hobereau, mais aussi 1 busard St Martin et 1 épervier locaux (voir tableau des espèces vues).

Ce passage est habituel fin septembre, le pic des migrations ayant plutôt lieu en octobre. Mais, il nous laisse du temps pour échanger, se reconnaître, et aussi pour scruter la mer qui nous a offert de magnifiques observations de puffins des Baléares, cet oiseau très rare qui, après sa nidification dans les îles sus-nommées, vient « hiverner » le long de la côte ouest du Cotentin, de la baie du Mont Saint-Michel jusqu’à Baubigny au nord du cap de Carteret. Très belles observations de radeaux assez proches d’environ 2 500 individus, entremêlés parfois avec des groupes de macreuses noires.

 

À 11h30, l’apéritif offert par le GONm a pu être installé à l’extérieur dans le terrain de camping proche de la MOM. Plus de 50 personnes ont pu se donner des nouvelles tout en dégustant les délicieuses bouchées et les cakes salés préparées par Fabrice, Bernadette et Claire, accompagnés de cidre et de jus de fruit. S’en est suivi le pique-nique très agréable sous le soleil toujours. La presse a été intéressée par notre manifestation : Ouest-France, La Presse de la Manche et la Gazette.

 

Dans la salle de l’Amitié l’après-midi, Jean-Noël Crocq, grâce à Maryse Fuchs qui nous a mis en relation, nous a présenté une conférence très originale puisqu’il s’est posé et nous a posé la question « l’oiseau est-il musicien ? les musiciens ont-ils évoqué souvent les chants d’oiseaux dans leurs œuvres ? ». Il a ainsi mis en parallèle des chants d’oiseaux comme l’alouette ou le rossignol avec des compositions de Jannequin (XVe siècle), le coucou avec Couperin (musicien du XVIIe), ou encore des œuvres plus contemporaines de Messiaen ou Mâche.  Son matériel de qualité a permis une très bonne écoute et tout le monde a été très attentif et très intéressé.

Pour reprendre le thème de la migration, Gérard Debout a évoqué une vingtaine d’espèces qui passent en Normandie sans y nicher, ni y hiverner, et qui n’y font qu’une halte migratoire avant de continuer leur route. Des cartes ont montré les aires de nidification et celles d’hivernage du pluvier guignard, par exemple, ou encore de la sterne arctique ou du gobemouche noir ; les modalités du passage en France et en Normandie sont bien révélées par les données des observateurs du GONm qui, transmises à la base RSS-BSS du GONm, prennent toute leur signification.
Nous avons eu également une présentation des différents projets qui émailleront l’année 2022 pour marquer le 50e anniversaire du GONm. Plus de 55 personnes ont écouté avec attention les conférenciers et ont pu admirer tout autour de la salle les photographies de Nicole Mallet : plusieurs passereaux, des pics, le martin-pêcheur, le faucon crécerelle et aussi pris sur le vif un écureuil transportant son jeune dans sa gueule, un petit chevreuil tétant sa mère ou encore un blaireau : magnifiques clichés. Nicole a eu l’heureuse idée d’apporter quelques sets de table reprenant ses photos qui ont séduit plusieurs d’entre nous.

Vers 17h un groupe s’est dirigé vers Avranches pour visiter la réserve ornithologique des Prés de l’Orange à la Gohannière. Jean Collette nous y a accueillis et a présenté la gestion présente et à venir de ce terrain de 20 hectares (propriété du GONm) qui retrouve un statut plus naturel sans intrants, une gestion de l’eau plus en accord avec une zone humide et permettant un pâturage bovin.

Dimanche matin, environ 30 observateurs se retrouvèrent sur la falaise où un vent d’ouest a formé des vagues rendant difficiles les observations. Pourtant, en début de matinée à Jullouville, de 1500 à 2000 puffins des Baléares sont passés entre 8h et 8h30, représentant une part très importante de la population mondiale. Nous en avons observé 2 300 en face de Carolles.

Dès 9h, Thierry Grandguillot a installé son matériel de menuiserie à la salle de l’Amitié pour lancer un atelier de fabrication de nichoirs. Tout était prévu, le bois, les matériels de découpe, et 8 personnes ont fabriqué leur nichoir et bien d’autres ont regardé. Ce fut une belle réussite.

Finalement plus de 250 personnes ont participé à ce week-end pleinement réussi. L’an prochain, tout en fêtant le 50e anniversaire du GONm, nous fêterons le 20e anniversaire du week-end de l’oiseau migrateur.


Nous comptons sur vous pour être au rendez-vous les 24 et 25 septembre 2022 !

Un grand merci à Fabrice Cochard et Bernadette Miroudot pour l’organisation, Xavier Corteel, Gérard et Claire Debout, Nicole et Fernand Mallet et bien d’autres pour l’installation et le rangement de la salle de l’Amitié. Merci à la municipalité de nous permettre le bon déroulement de notre programme.  

Un grand merci aussi à Xavier Corteel et Jacques Alamargot pour leur reportage photographique.  

Claire Debout

Tableau des espèces observées samedi 25 et dimanche 26 septembre 2021 sur le Cap de Carolles (50)
Espèce Effectif
Puffin des Baléares 2300
Grèbe huppé 2
Fou de Bassan 1
Grand cormoran 5
Spatule blanche 4
Macreuse noire X 100
Buse variable 1
Épervier d'Europe 1
Faucon pèlerin 1
Faucon hobereau  1
Faucon crécerelle 1
Labbe parasite 1
Goéland argenté +
Mouette rieuse +
Mouette mélanocéphale +
Sterne caugek 30
Pingouins torda  3
Guillemots de Troïl 10
Hirondelle de rivage  1
Hirondelle rustique  130
Pipit des arbres 5
Pipit farlouse  1000 +
Bergeronnette printanière  1
Bergeronnette grise  3
Rougequeue noir  1
Mésange bleue  1
Mésange charbonnière  1
Pinson des arbres  120
Chardonneret  27
Tarin des aulnes  4
Linotte mélodieuse  10
Bec croisé des sapins 12
Moineau domestique  5
Étourneau sansonnet 15
Geai des chênes  2
Corbeau freux  2

16/08/2021 04:21

Bilan enquête WI « bernaches et avocette élégante en hiver » 2020-2021

Bernaches et avocettes hivernant en Normandie : 2020-2021 (45° et 28° éditions)

17/05/2021 08:23

Campagne de financement du Nouvel Atlas des Oiseaux de Normandie

//CAMPAGNE DE PARRAINAGE TERMINÉE : UN ÉNORME MERCI À TOUS ET À TOUTES !!!//

Mais vous pouvez toujours pré-commander l'atlas en cliquant sur ce lien :

https://www.helloasso.com/associations/groupe-ornithologique-normand/boutiques/pre-commande-atlas

L'atlas présente les 277 espèces contactées dans notre région, en période de reproduction et en hiver.

Présentation du projet

Suite à l’enquête de terrain réalisée par 172 prospecteurs, entre décembre 2016 et août 2019, le Groupe Ornithologique Normand va publier, en mars 2022, son Nouvel Atlas des Oiseaux de Normandie.

Cet atlas présente les 277 espèces contactées dans notre région, en période de reproduction et en hiver, au cours de la période d'étude.

Les monographies, réalisées par 33 rédacteurs, sont accompagnées par des photographies, des cartes qualitatives et semi-quantitatives. Une synthèse présente également la richesse avifaunistique, les effectifs et les tendances par espèce ainsi que leur statut de conservation.

Ce livre constitue une source d’information indispensable sur la distribution, l'abondance et l'évolution des populations d'oiseaux en Normandie, connaissances indispensables pour assurer leur conservation et celle de leurs habitats : missions de notre association, le GONm.

Le prix public de cet ouvrage d’environ 500 pages sera de 45 € (port non compris).

Origine du projet

20 ans après le dernier atlas des oiseaux en hiver et 15 ans après le second atlas des oiseaux nicheurs, le Groupe ornithologique normand a le projet de publier en mars 2022 son Nouvel atlas des oiseaux de Normandie suite à l’enquête qu’il a réalisée entre décembre 2016 et août 2019.

À quoi servira l'argent collecté ?

Cet atlas est le fruit de l'investissement des adhérents bénévoles du GONm et de la participation de quelques salariés du GONm, sur leur temps de travail. 

Pour payer l’impression et la distribution de cet atlas, il nous faut solliciter des collectivités, des administrations et agences en évaluant le montant de cet investissement. Nous avons estimé que plus de 26.000 heures de prospection ont été réalisées et que le  total de déplacements a été de l’ordre de 237.000 km.  

Le coût global estimé de 2.320.000 € correspond au bénévolat valorisé présenté ci-dessus, aux salaires des salariés impliqués dans la confection des cartes, les recherches d’aides financières, mais également ceux des techniciens mis à contribution au-delà de leurs tâches habituelles, l'édition et la distribution de l'atlas, l'exposition.  Les entreprises suivantes ont d’ores et déjà accepté de nous aider : Toshiba, UNICEM.

Mais le soutien sur lequel nous comptons, c’est le vôtre ! Nous vous proposons trois types de participation financière :

  1. De façon identique à la proposition faite pour le précédent atlas, une offre de parrainage de 100 € par espèce à réaliser avant le 30 août 2021 : le parrain reçoit un exemplaire de l’atlas et son parrainage est dûment mentionné sur la page de l’atlas consacrée à l’espèce ; (terminé !)
  2. Une formule de 150 € identique à la précédente, mais le parrain reçoit en plus un tirage photographique de qualité au format A4 ou un dessin original signé de l’espèce parrainée ; (terminé !)
  3. Une offre de souscription de 45 € en échange d’un exemplaire de l’atlas.

Notre équipe

Notre association a pour principales missions l'étude et la protection des oiseaux et de leurs milieux sur les 5 départements de la région Normandie.

Nous menons également des actions de sensibilisation et d'information vers le grand-public via les animations, les stages et l'édition de livres scientifiques ou de vulgarisation.

Le GONm est une association :

  • reconnue d'utilité publique
  • agréée au titre de la protection de l'environnement
  • agréée comme association éducative complémentaire de l'enseignement public

09/06/2020 05:39

SRA LIMI 2018 - 2020

La Stratégie Régionale d’Action en faveur des limicoles nicheurs des plages de Normandie (SRA LIMI) fait suite aux précédents programmes régionaux d’action (2010-2012 puis 2014-2016) en faveur du gravelot à collier interrompu. Suite aux conclusions du rapport de Berthe (2017) et à la demande de nos partenaires techniques et financiers, les actions de cette stratégie ce sont étendues aux autres espèces nicheuses de nos plages normandes :

La stratégie régionale d’actions comprend trois axes de travail :

Axe 1 : Études visant à l’amélioration des connaissances des espèces

Action 1 : Recensement des populations nicheuses

Chaque année, les observateurs effectuent les recensements des couples nicheurs des hauts de plage normands de gravelot à collier interrompu, grand gravelot, petit gravelot et huîtrier pie, grâce à deux comptages organisés en mai et en juin (généralement durant les premières semaines de chaque mois).
A chaque comptage, les observateurs doivent parcourir lentement le haut de plage, de pré-férence tôt le matin, soleil dans le dos. Si plusieurs observateurs parcourent simultanément le même linéaire, chacun doit se mettre à une distance de 15 mètres de l’autre, le premier en haut de la laisse de mer, le second en bas, etc. Sont comptés et localisés le nombre de couples, de mâles seuls, de femelles seules.

Les résultats, en bref :

En 2018, ont été recensé

  • 184 et 231 couples de gravelot à collier interrompu
  • 9 couples de petit gravelot (ne correspond pas la population nicheuse normande)
  • 261 couples d’huîtrier-pie, dont 227 à Chausey
  • 21-23 couples de grand gravelot

En 2019, ont été recensés

  • 188-244 couples de gravelot à collier interrompu
  • 11-12 couples de petit gravelot (ne correspond pas la population nicheuse normande)
  • 244-268 couples d’huîtrier pie, dont 217-236 à Chausey
  • 32-45 couples de grand gravelot


Action 2 : Évaluation du succès de la reproduction

Il s’agit de repérer les nids (prospection) et d’y revenir au mieux tous les trois jours, afin de suivre l’évolution et le devenir des pontes. Un nid est considéré en réussite lorsque le nid ar-rive à l’éclosion. Le nombre d’œufs, de poussins, de jeunes à l’envol ainsi que les causes éventuelles d’échec sont renseignés au cours du suivi, autant que faire ce peu car il est difficile de suivre des poussins nidifuges.

Les résultats, en bref :

En 2018, 207 nids de gravelot à collier interrompu ont été recensés. Sur les 178 nids suivis en devenir connu, le gravelot à collier interrompu a produit :

  • 2,6 œufs par nid
  • 0,4 poussins par nid
  • 0,2 jeunes à l’envol/nid

Les estimations du taux de réussite varient de 13 % à 42 % selon les secteurs, le Bessin et l’Estuaire de l’Orne étant les secteurs les plus favorables à la réussite des nids cette année.

En 2019, 330 nids de gravelot à collier interrompu ont été recensés contre environ 200 en moyenne depuis 2014. Sur ces nids trouvés, 306 ont été suivis et le devenir connu (succès ou échec) pour 299 d’entre eux. Parmi ces 299 nids, l’espèce a produit :

  • 2,7 œufs par nid
  • 0,6 poussins par nid
  • 0,4 jeunes à l’envol/nid

Le taux de réussite est estimé à 26 %, il varie de 21 % à 70 % selon les secteurs, le Bessin et le Nord des havres étant les secteurs les plus favorables à la réussite des nids cette année. Le taux de réussite des nichées est le plus important des six dernières années, ce qui a permis l’envol d’un minimum de 119 jeunes soit plus du double de ces dernières années (moyenne de 55 jeunes par an depuis 2014). Ces chiffres illustrent la réussite exceptionnelle de cette saison de reproduction, la meilleure depuis 2014.
Cette réussite est due entre autres aux conditions environnementales très favorables cette année ainsi qu’aux efforts de protection des membres du Groupe ornithologique normand.

 

Action 3 : Mise en évidence des facteurs d’échec de la reproduction

Sur la base des observations qui ont pu être réalisées au cours des dernières année, entre 40 et 50 % des causes d’échec de la reproduction reste inconnue. Afin de lever le voile sur cet inconnu, le GONm a proposé de mettre en place des Trophycam sur une partie des nids suivis.

Les résultats, en bref :

Sur 32 caméras, installées en 2019 sur 23 ont permis d’indiquer avec précision le de-venir du nid. Parmi ceux-ci

  • 7 nids sont en succès
  • 16 en échec dont 12 par prédation

Le renard roux a pu être filmé une fois, les 11 autres échecs par prédation étant dus à la corneille, largement sous-estimée comme facteur de prédation (75 % des échecs identifiés par caméras). A ceci s’ajoutent les observations réalisées sur le terrain qui montrent la présence d’individus spécialisés sur chaque secteur suivi (côte Est, baie d’Orne, Nord et Sud des havres).
Plusieurs comportements ont pu être observés : la corneille semble perturbée par la présence de la caméra et vient plusieurs fois sans voir de nid avant de finalement pré-dater la ponte. Un autre comportement a pu être noté sur la côte Est et les secteurs Nord et Sud des havres : parfois, la corneille observe l’observateur et, dès son départ du nid, se dirige directement sur le nid, ignorant les comportements d’alerte des adultes nicheurs.


Action 4 : Évaluation des paramètres démographiques par le baguage

Un programme personnel de baguage coloré, développé sur l’axe 3 du CRBPO du Muséum national d’Histoire naturelle a été déposé en 2007 par James Jean Baptiste.

Figure 1: Étapes du baguage des gravelots à collier interrompu (a : piège utilisé, b : pose des bagues sur l'animal, c : mesures de l’animal, d : contrôle de bague)

Les adultes sont capturés à l’aide d’une nasse posée sur le nid. Celui-ci doit avoir au moins 10 jours d’incubation afin de ne pas perturber la nidification. Ils sont marqués de trois bagues : une métallique posée au tibia droit, une colorée (jaune, blanc, vert, rouge) au tarse droit, et une bague blanche numérique au tibia gauche. Les poussins sont, quant à eux, capturés à la main environ 7 jours après leur éclosion. A cette occasion, une simple bague métal leur est posée. Ils seront équipés d’une combinaison de bagues couleur lors d’une éventuelle seconde capture quelques jours avant l’envol.

Les informations sur l’âge, le sexe, la longueur de l’aile, la longueur du tarse et la masse de l’oiseau sont recueillies (Jean Baptiste, 2010).

Depuis 2015, une base de données en ligne, Banding Tracking : http://banding-tracking.carmain.org/ a été créée pour permettre aux observateurs de saisir directement leur lecture de bagues dans la base de données et obtenir ainsi directement le CV de l’oiseau.

Les résultats, en bref :

Au total, 1 065 individus ont été bagués depuis 2007 dont 35 oiseaux en 2019, 2 femelles, 1 mâle et 32 poussins. 9 532 lectures de bagues ont été effectuées par 176 observateurs entre 2007 et 2019.
Les trois populations principales d’oiseaux baguées sont situées sur les secteurs Est Coten-tin, Val de Saire et Estuaire de l’Orne. Parmi les individus bagués adultes, les femelles sont majoritaires par rapport aux mâles, 231 femelles contre 154 mâles

Au total, 9 532 contrôles de ces 1065 individus bagués ont été effectués majoritairement en Normandie mais également ailleurs en France et dans le monde.


Action 4 : Phénologie des rassemblements postnuptiaux

Sur les secteurs correspondant aux secteurs de reproduction, des comptages concertés à marée haute et pour un coefficient de marée autour de 60 ont été organisés à date fixe (+- 1j), toutes les deux semaines entre les mois de juillet et d’octobre.
Lors du comptage, les observateurs doivent parcourir lentement le haut de plage, de préfé-rence le soleil dans le dos. Si plusieurs observateurs parcourent simultanément le même li-néaire, chacun doit se mettre à une distance de 15 mètres de l’autre, le premier en haut de la laisse de mer, le second en bas, etc. Sur chaque commune concernée sont comptés le nombre d’oiseaux, le nombre d’oiseaux bagués, et si possible le nombre de mâles, de femelles et de juvéniles.

Les résultats, en bref :

L’estuaire de Seine, le Bessin, le Nord-Ouest Cotentin et la baie du Mont Saint-Michel n’accueillent peu voire pas d’individus. Lorsque les rassemblements sont notés, les communes concernées sont Saint-Pair-sur-Mer – Dragey-Tonthon/Genêt pour la baie du Mont Saint-Michel et de Graye-sur-Mer pour le Bessin (maximum d’une dizaine d’individus généralement lors des premiers comptages). Le Nord Cotentin a pu accueillir jusqu’à 26 individus fin juillet 2018 et 13 en août 2019.
Les secteurs rassemblant le plus grand nombre d’oiseaux sont celui de la côte Est (Saint-Marcouf, Fontenay-sur-Mer, Saint-Germain-de-Varreville et dans une moindre mesure, Mor-salines) et de la baie d’Orne. Pour ce dernier, le principal rassemblement est observé sur la commune de Merville-Franceville-Plage.
Selon les années, le secteur de la côte des havres a regroupé de 160 à 260 oiseaux environ. Les rassemblements se sont constitués sur 6 communes : Anneville/Gouville, Blainville/La Poulette, Montmartin-sur-Mer, Pointe d’Agon (2019), Bricqueville-sur-Mer (2019), Bréville-sur-Mer (2019), Saint-George-de-la-Rivière/Portbail (2018), Saint-Rémy-Les-Landes/Surville et Saint-Germain-sur-Ay. Sur ce secteur, contrairement à l’an 2018, très peu de déplacements de groupes ont été observés même si des échanges inter-sites ont eu lieu en 2019. Sur ce sec-teur, on note un départ soudain des groupes quand, sur les autres secteurs, le départ semble se faire plus progressivement.

Axe 2 : Actions de communication et de protection des sites de reproduction

Action 1 : Mise en place de systèmes de protection

La fréquentation humaine des hauts de plages (promeneurs, pêcheurs, activités sportives...) est à l’origine d’un grand nombre de destruction de nids et peut anéantir la reproduction de cette espèce sur certaines plages. De plus, les engins motorisés (tracteurs, quads) et les ani-maux en liberté sont également responsables de l’échec de couvées.

Pour limiter l’impact de l’Homme, le GONm met en place des enclos pour protéger les nids, merci de les respecter !
Vous souhaitez savoir quelles plages sont concernées par la présence du gravelot ?

Consultez la carte ci-dessous ou cliquez là !

 

Enclos à la pointe d’Agon

Enclos à Courseulles-sur-mer

Ces enclos sont autorisés par les services administratifs concernés.

 

Le bilan, en bref :

Depuis le 1er PRAGCI, de nombreux enclos ont été placés sur des sites stratégiques. Ces actions de protections sont réitérées chaque année. Le but étant de limiter les risques d’écrasement et de dérangement par les usagers (chiens, promeneurs, véhicules).

Les analyses réalisées en 2017 ont montré l’importance de ces systèmes de protection pour favoriser la réussite de la nidification de ces espèces. C’est pourquoi, le GONm préconise et renouvellera les actions de protection qu’il a mises en place depuis 2010.

 

Action 2 : Information et sensibilisation aux enjeux liés au gravelot

La réussite de la protection des limicoles nicheurs des plages passe par la prise en compte de ses enjeux par tous. C’est pourquoi le GONm s’est donné pour mission de sensibiliser le public sur la protection du gravelot à collier interrompu mais également de manière plus glo-bale sur la gestion et la préservation du littoral à travers :

  • des animations auprès des scolaires

→ vous souhaitez qu’un animateur intervienne dans votre établissement ? Vous pouvez contacter le GONm par téléphone au 02 31 43 52 56 ou par mail à secretariat@gonm.org

  • des animations auprès du grand public

→ pour avoir accès au calendrier des animations, cliquez ici !

  • l’utilisation des médias web et presse

→ nous mettons à jour régulièrement cette page internet consacrée au projet
→ vous pouvez également suivre nos actualités sur notre compte facebook !
→ nous apparaissons régulièrement dans différents presse : France bleu Normandie, Ouest France, la Manche libre, la Presse de la Manche.

  • l’affichage sur les plages et diffusion de supports de communication

→ le GONm a édité de nouvelles cartes postales et stickers, n’hésitez pas à nous en demander !

 → des panneaux informatifs sont mis en place aux entrées des plages ou aux extrémités des enclos, merci de respecter les consignes !

  • des interventions auprès des associations, clubs, etc.

Nettoyage de plage : merci de ne pas nettoyer les plages où sont présents les gravelots entre avril et août. Pour plus d’information, vous pouvez vous diriger vers les associations dédiées :
→ pour le Calvados : www.rivagepropre.com
→ pour la Manche : www.cpiecotentin.com ou encore www.associationavril.org

Les travaux d’aménagements : sur les plages où le gravelot peut être présent, les travaux d’aménagements  (ré-ensablement, consolidation de digue, etc.) doivent obligatoirement être conduits entre le 30 août et le 15 avril. Une dérogation peut être accordée s’il s’avère que l’espèce n’est pas présente, après expertise du GONm.

La circulation des animaux, des personnes et des véhicules : la promenade des chiens sur les plages en été est interdite sur la plupart des plages ! La divagation des chiens empêche les gravelots de nicher (dérangement, prédation…). La circulation des véhicules à moteurs sur l’estran est autorisée uniquement aux cales d’accès à l’eau.
D’une manière générale, il faut éviter de circuler sur le sable sec que ce soit en voiture ou à pied, car c’est là où l’oiseau fait son nid.

Associations et clubs sportifs et de loisir : les pratiques sportives et de loisirs sur les plages doivent être effectuées dans le respect de la sensibilité du gravelot. Le GONm se tient à la disposition de toute personne organisant des évènements pour répondre à ses interrogations.

 

 

Axe 3 : Animation et administration du projet

Ce projet est animé et coordonné par le Groupe ornithologique normand grâce à ses salariés et bénévoles.

La coordination du projet est assurée par Eva Potet, présente au local du GONm, et joignable par téléphone au 02 31 43 52 56, ou par mail à eva.potet@gonm.org.

La réalisation des actions est assurée par des salariés permanents et saisonniers :

  • James Jean-Baptiste (Calvados) : 02 61 53 65 01 ou james.jb@gonm.org
  • Régis Purenne (Côte Est et Nord Cotentin) : 02 14 14 43 83 ou regis.purenne@gonm.org
  • Fabrice Cochard (Baie du Mont Saint-Michel) : 02 33 49 65 88 ou fabrice.cochard@gonm.org
  • Maxime Spagnol (Côte Ouest Cotentin) : saisonnier
  • Delphine Bréus (Côte Est Cotentin) : saisonnière

Les bilans d’activité annuels du projet sont disponibles en téléchargement :

 

Nous remercions nos partenaires financiers pour leur soutien :

21/03/2020 03:23

Commentaire du “Traité de l’origine des Macreuses"

En ces temps de lecture et d’observation confinées, le traité des macreuses de Graindorge nous ramène quelques siècles en arrière : un caennais prend la plume pour démontrer que la génération spontanée des macreuses n’est pas possible !

Il fait le tour des connaissances de son temps, de ses propres observations dans le Calvados pour établir que les macreuses naissent d’œufs pondus par des macreuses et pas de la putréfaction du bois ou d’autres hypothèses nées de l’imagination fertile de certains.

Le document vous présente ce texte historique, précédé d’un commentaire qui vous permettra de mieux le découvrir et de le comprendre. Bonne lecture !

Gérard DEBOUT

08/10/2019 05:03

18ème WE de la migration à Carolles

La Saint-Michel à Carolles. 18ème week-end des oiseaux migrateurs de la Saint-Michel, les 28 et 29 septembre 2019

Contrairement à l’an passé, il y a eu beaucoup de vent et la migration visible au Cap de Carolles a été réduite. Nous avons eu un certain nombre de pipits farlouses qui aimaient mieux passer à l’intérieur des terres, quelques tarins des aulnes et becs croisés des sapins, des bergeronnettes et, irrégulièrement dans la matinée un passage d’hirondelles de cheminée. Le faucon pèlerin, l’épervier, le faucon crécerelle sont passés en solitaire, un faucon hobereau a été vu trois fois dans la matinée (un seul ou plusieurs en passage, ce fut difficile à déterminer), un pic noir est également passé en direction du sud.  

Côté mer, le vent fort nous a empêché d’observer commodément les milliers de macreuses noires (25 000 vues les jours précédents), quelques-unes seulement ont été aperçues ainsi que brièvement un phoque. De même, un seul puffin des Baléares a été observé alors que plus de 1 000 sont présents.

Samedi matin, plus de 50 observateurs ont scruté le ciel et ont échangé à l’abri du vent derrière une haie où accenteur, fauvette à tête noire et même pitchou nous adressaient leurs cris.

À 11h30, l’apéritif offert par le GONm a pu être installé à l’intérieur de la salle de l’amitié. Fabrice, Maude, Karl et Anne et Claire ont participé à l’approvisionnement du buffet. M. Sevin, maire de Carolles, et Mme Amaury, adjointe, ont partagé ce moment avec plus de 60 personnes et nous ont assuré encore de leur soutien, ce dont nous les remercions. 

Après le pique-nique, les deux conférences prévues se sont déroulées devant une soixantaine d’auditeurs.

Nicolas Courbin, chercheur au CNRS à Montpellier, a exposé les résultats de l’étude de l’écologie spatiale des cormorans huppés de Chausey et de Saint-Marcouf, étude que le GONm avait commandée au CNRS en 2018. Il a décrit l’activité des oiseaux pendant la journée en période d’élevage des jeunes. Les zones de nourrissage et les voyages alimentaires ont été caractérisés. Là encore l’intérêt des réserves du GONm n’est plus à démontrer, elles permettent au GONm de susciter des études scientifiques de haut niveau.

Claire Debout, ensuite, a présenté l’utilisation des données de l’enquête Tendances pour les deux sessions automnales d’août jusqu’en novembre, afin de savoir si cette enquête permettait de détecter un passage migratoire. C’est effectivement le cas comme le montre les exemples concrets d’espèces communes présentés, montrant ainsi le sérieux et l’importance des études scientifiques que le GONm réalise avec les données de ses adhérents bénévoles.

J’espère que ce florilège de résultats et d’actions menées par des bénévoles et des salariés du GONm a mis l’eau à la bouche de certains d ’entre vous et vous donne l’envie de participer : le GONm a de plus en plus besoin d’adhérents actifs et désireux de participer concrètement aux études. C’est aussi à cela que sert cette rencontre de Carolles.

Deux magnifiques expositions ont été installées dans les cimaises :

Jean-Noël Crocq nous a offert de magnifiques photos très graphiques des oiseaux des marais, illustrant précisément le marais de Blonville-sur-Mer (Calvados).

Maude Silly est revenue de son voyage en Antarctique avec des photos superbes de ces contrées lointaines et a exposé en plus des portraits d’oiseaux (pastels et aquarelles pour illustration de livres). Nous remercions vivement ces deux artistes.

En fin d’après-midi, sous un beau ciel d’éclaircie, les observations menées à l’embouchure du Thar ont permis de recenser de nombreuses sternes caugek, des sternes pierregarins, une guifette noire mais aussi plein de mouettes mélanocéphales, bien d’autres laridés et des limicoles.

Dimanche matin, quelques averses ont contraint les 4 observateurs à se réfugier dans la Cabane Vauban : malgré cela, ils ont dénombré entre autres 666 farlouses. Pendant ce temps, cinq autres personnes sont allées admirer la mer montante (fort coefficient de marée) au Grouin du sud : de très nombreux tadornes de Belon, déjà revenus de la mer des Wadden et prêts à hiverner en Baie nous ont ravi par leurs passages liés à la marée ; aigrettes et autres hérons blancs et aussi trois spatules ont été observés. Une halte à Genêts nous a permis d’observer plus de 1000 barges à queue noires au reposoir sur les bâches en plastique du lagunage. Deux chevaliers cul-blanc, des foulques complétaient ce tableau remarquable ainsi qu’une bouscarle et une rousserolle effarvatte tardive.

Nous savons que vous avez été satisfaits du programme du week-end et les petites averses n’ont pas rebuté les observateurs. Nous espérons un pareil succès l’année prochaine pour la 19ème édition du week-end de l’oiseau migrateur.

Un grand merci à Rosemary Chas, Fabrice Cochard, Xavier Corteel, Gérard et Claire Debout, Bernadette Miroudot, Maude Silly, Jean-Noël Crocq et bien d’autres pour l’installation et le rangement de la salle de l’Amitié.

Claire Debout

 

18/09/2019 05:13

Les migrateurs de la Saint-Michel

C'est la 18° édition des Migrateurs de la Saint-Michel, à Carolles (50) !

Venez nous rejoindre le weekend des 28 & 29 septembre 2019 pour observer les oiseaux lors de balades naturalistes et suivre la migration à la Cabane Vauban.

Des conférences :

  • Nicolas Corbin : Où se nourrissent les cormorans huppés de Chausey et de Saint-Marcouf ? (étude avec GPS)
  • Claire Debout : La migration des oiseaux communs en Normandie (enquête Tendances)

et des exposition seront proposées à la Salle de l'Amitié, à Carolles.

Pour tous renseignements :

Maison de l’Oiseau Migrateur
33 rue de la poste - 50740 Carolles
fabrice.cochard@gonm.org
02 33 49 65 88

 

Avec le soutien de l'Agence de l'Eau Seine Normandie et de la Commune de Carolles.
Merci à Maude Silly pour l'illustration de l'affiche !

04/03/2019 03:15

Arrêté préfectoral de protection de biotope concernant Saint-Marcouf

Saint-Marcouf avril 2016/ photo : Guillaume DEBOUTL’arrêté préfectoral (pour lequel nous avions sollicité votre soutien) vient d’être pris : c’est une victoire du GONm et des protecteurs de la nature !

Lors de son passage en Commission départementale de la nature, des paysages et des sites - formation "nature", un avis favorable a été donné avec un petit compromis.

Ce compromis laisse ouverte la possibilité éventuelle d’un accès printanier à l’Île du Large. L’arrêté de protection de biotope est pris et si le débarquement est autorisé du 1er avril au 31 juillet sur l'Île du Large, ce sera de manière exceptionnelle pour des travaux de réparation ou de restauration - et encore faut-il que les organismes concernés puissent prouver que ces travaux ne peuvent pas être effectués à une autre période ; si ceux-ci ont lieu entre le 1er et le 31 juillet, il faudra impérativement une évaluation d’incidence et une autorisation préfectorale préalable.

Preuve que cet arrêté nous est favorable est qu'il a été approuvé en commission par le GONm, le GMN, Manche-Nature et la Fédération de la pêche. Par contre, les représentants des agriculteurs et des chasseurs ont voté contre pour soutenir les "amis" de l’île du Large.

Sans cet arrêté, une occupation permanente du site par les saccageurs de de l’île du Large était prévisible et il n’y avait pas d’arrêté pour la réserve du GONm sur l’île de Terre.

Ce sont donc plusieurs années d’actions continues et tenaces qui commencent à se concrétiser et il faut se féliciter du combat mené par le GONm et ses adhérents ! En tout cas, et plus que jamais, la veille va continuer !

Gérard Debout
Président du GONm
Conservateur de la Réserve Bernard Braillon, Île de Terre de Saint-Marcouf

Un problème toutefois : l’article paru dans Ouest-France qui ne fait état que de l’avis de l’association des "amis" de l’île du Large ; le journaliste ne nous a pas contactés et la présentation est totalement biaisée et malhonnête : le degré zéro du journalisme d’information !

 


Toutes les discussions sur Saint-Marcouf sur le forum du GONm : http://forum.gonm.org/search.php?keywords=saint-marcouf


Article officiel de la DREAL (publié le 22 mars 2019) :

La DREAL Normandie a organisé, du 08 octobre au 30 novembre 2018 inclus, une consultation du public sur le projet d’arrêté préfectoral portant protection de biotope des îles Saint-Marcouf (50).

L’archipel des Îles Saint-Marcouf abrite l’une des colonies d’oiseaux marins nicheurs les plus denses de France et les effectifs de Grand cormoran (jusqu’à 22 % de l’effectif nicheur du littoral français), de Goéland marin (jusqu’à 11 % des nicheurs français) et de Cormoran huppé (jusqu’à 7 % des nicheurs français) lui confèrent une importance nationale indéniable.

Au regard de ces forts enjeux ornithologiques, il est proposé la mise en place d’une mesure de protection réglementaire de ces îles sous la forme d’un arrêté préfectoral de protection de biotope portant sur les deux îles de l’archipel : l’île de Terre et l’île du Large.

La consultation du public relative à ce projet d’arrêté de protection de biotope est désormais close. 1154 avis ont été exprimés dans le cadre de cette consultation.

Télécharger :

 

17/12/2018 06:02

Les oiseaux en période de reproduction en baie du Mont-Saint-Michel

Les oiseaux en période de reproduction en baie du Mont-Saint-Michel (enquête 2009-2013)

Essai sur l’histoire récente (1970-2013) répartitions et effectifs

Matthieu Beaufils - 2018 (Groupe Ornithologique Normand - GONM / Bretagne Vivante - SEPNB)

https://issuu.com/gonm/docs/bmsmgonm

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