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09/06/2020 05:39

SRA LIMI 2018 - 2020

La Stratégie Régionale d’Action en faveur des limicoles nicheurs des plages de Normandie (SRA LIMI) fait suite aux précédents programmes régionaux d’action (2010-2012 puis 2014-2016) en faveur du gravelot à collier interrompu. Suite aux conclusions du rapport de Berthe (2017) et à la demande de nos partenaires techniques et financiers, les actions de cette stratégie ce sont étendues aux autres espèces nicheuses de nos plages normandes :

La stratégie régionale d’actions comprend trois axes de travail :

Axe 1 : Études visant à l’amélioration des connaissances des espèces

Action 1 : Recensement des populations nicheuses

Chaque année, les observateurs effectuent les recensements des couples nicheurs des hauts de plage normands de gravelot à collier interrompu, grand gravelot, petit gravelot et huîtrier pie, grâce à deux comptages organisés en mai et en juin (généralement durant les premières semaines de chaque mois).
A chaque comptage, les observateurs doivent parcourir lentement le haut de plage, de pré-férence tôt le matin, soleil dans le dos. Si plusieurs observateurs parcourent simultanément le même linéaire, chacun doit se mettre à une distance de 15 mètres de l’autre, le premier en haut de la laisse de mer, le second en bas, etc. Sont comptés et localisés le nombre de couples, de mâles seuls, de femelles seules.

Les résultats, en bref :

En 2018, ont été recensé

  • 184 et 231 couples de gravelot à collier interrompu
  • 9 couples de petit gravelot (ne correspond pas la population nicheuse normande)
  • 261 couples d’huîtrier-pie, dont 227 à Chausey
  • 21-23 couples de grand gravelot

En 2019, ont été recensés

  • 188-244 couples de gravelot à collier interrompu
  • 11-12 couples de petit gravelot (ne correspond pas la population nicheuse normande)
  • 244-268 couples d’huîtrier pie, dont 217-236 à Chausey
  • 32-45 couples de grand gravelot


Action 2 : Évaluation du succès de la reproduction

Il s’agit de repérer les nids (prospection) et d’y revenir au mieux tous les trois jours, afin de suivre l’évolution et le devenir des pontes. Un nid est considéré en réussite lorsque le nid ar-rive à l’éclosion. Le nombre d’œufs, de poussins, de jeunes à l’envol ainsi que les causes éventuelles d’échec sont renseignés au cours du suivi, autant que faire ce peu car il est difficile de suivre des poussins nidifuges.

Les résultats, en bref :

En 2018, 207 nids de gravelot à collier interrompu ont été recensés. Sur les 178 nids suivis en devenir connu, le gravelot à collier interrompu a produit :

  • 2,6 œufs par nid
  • 0,4 poussins par nid
  • 0,2 jeunes à l’envol/nid

Les estimations du taux de réussite varient de 13 % à 42 % selon les secteurs, le Bessin et l’Estuaire de l’Orne étant les secteurs les plus favorables à la réussite des nids cette année.

En 2019, 330 nids de gravelot à collier interrompu ont été recensés contre environ 200 en moyenne depuis 2014. Sur ces nids trouvés, 306 ont été suivis et le devenir connu (succès ou échec) pour 299 d’entre eux. Parmi ces 299 nids, l’espèce a produit :

  • 2,7 œufs par nid
  • 0,6 poussins par nid
  • 0,4 jeunes à l’envol/nid

Le taux de réussite est estimé à 26 %, il varie de 21 % à 70 % selon les secteurs, le Bessin et le Nord des havres étant les secteurs les plus favorables à la réussite des nids cette année. Le taux de réussite des nichées est le plus important des six dernières années, ce qui a permis l’envol d’un minimum de 119 jeunes soit plus du double de ces dernières années (moyenne de 55 jeunes par an depuis 2014). Ces chiffres illustrent la réussite exceptionnelle de cette saison de reproduction, la meilleure depuis 2014.
Cette réussite est due entre autres aux conditions environnementales très favorables cette année ainsi qu’aux efforts de protection des membres du Groupe ornithologique normand.

 

Action 3 : Mise en évidence des facteurs d’échec de la reproduction

Sur la base des observations qui ont pu être réalisées au cours des dernières année, entre 40 et 50 % des causes d’échec de la reproduction reste inconnue. Afin de lever le voile sur cet inconnu, le GONm a proposé de mettre en place des Trophycam sur une partie des nids suivis.

Les résultats, en bref :

Sur 32 caméras, installées en 2019 sur 23 ont permis d’indiquer avec précision le de-venir du nid. Parmi ceux-ci

  • 7 nids sont en succès
  • 16 en échec dont 12 par prédation

Le renard roux a pu être filmé une fois, les 11 autres échecs par prédation étant dus à la corneille, largement sous-estimée comme facteur de prédation (75 % des échecs identifiés par caméras). A ceci s’ajoutent les observations réalisées sur le terrain qui montrent la présence d’individus spécialisés sur chaque secteur suivi (côte Est, baie d’Orne, Nord et Sud des havres).
Plusieurs comportements ont pu être observés : la corneille semble perturbée par la présence de la caméra et vient plusieurs fois sans voir de nid avant de finalement pré-dater la ponte. Un autre comportement a pu être noté sur la côte Est et les secteurs Nord et Sud des havres : parfois, la corneille observe l’observateur et, dès son départ du nid, se dirige directement sur le nid, ignorant les comportements d’alerte des adultes nicheurs.


Action 4 : Évaluation des paramètres démographiques par le baguage

Un programme personnel de baguage coloré, développé sur l’axe 3 du CRBPO du Muséum national d’Histoire naturelle a été déposé en 2007 par James Jean Baptiste.

Figure 1: Étapes du baguage des gravelots à collier interrompu (a : piège utilisé, b : pose des bagues sur l'animal, c : mesures de l’animal, d : contrôle de bague)

Les adultes sont capturés à l’aide d’une nasse posée sur le nid. Celui-ci doit avoir au moins 10 jours d’incubation afin de ne pas perturber la nidification. Ils sont marqués de trois bagues : une métallique posée au tibia droit, une colorée (jaune, blanc, vert, rouge) au tarse droit, et une bague blanche numérique au tibia gauche. Les poussins sont, quant à eux, capturés à la main environ 7 jours après leur éclosion. A cette occasion, une simple bague métal leur est posée. Ils seront équipés d’une combinaison de bagues couleur lors d’une éventuelle seconde capture quelques jours avant l’envol.

Les informations sur l’âge, le sexe, la longueur de l’aile, la longueur du tarse et la masse de l’oiseau sont recueillies (Jean Baptiste, 2010).

Depuis 2015, une base de données en ligne, Banding Tracking : http://banding-tracking.carmain.org/ a été créée pour permettre aux observateurs de saisir directement leur lecture de bagues dans la base de données et obtenir ainsi directement le CV de l’oiseau.

Les résultats, en bref :

Au total, 1 065 individus ont été bagués depuis 2007 dont 35 oiseaux en 2019, 2 femelles, 1 mâle et 32 poussins. 9 532 lectures de bagues ont été effectuées par 176 observateurs entre 2007 et 2019.
Les trois populations principales d’oiseaux baguées sont situées sur les secteurs Est Coten-tin, Val de Saire et Estuaire de l’Orne. Parmi les individus bagués adultes, les femelles sont majoritaires par rapport aux mâles, 231 femelles contre 154 mâles

Au total, 9 532 contrôles de ces 1065 individus bagués ont été effectués majoritairement en Normandie mais également ailleurs en France et dans le monde.


Action 4 : Phénologie des rassemblements postnuptiaux

Sur les secteurs correspondant aux secteurs de reproduction, des comptages concertés à marée haute et pour un coefficient de marée autour de 60 ont été organisés à date fixe (+- 1j), toutes les deux semaines entre les mois de juillet et d’octobre.
Lors du comptage, les observateurs doivent parcourir lentement le haut de plage, de préfé-rence le soleil dans le dos. Si plusieurs observateurs parcourent simultanément le même li-néaire, chacun doit se mettre à une distance de 15 mètres de l’autre, le premier en haut de la laisse de mer, le second en bas, etc. Sur chaque commune concernée sont comptés le nombre d’oiseaux, le nombre d’oiseaux bagués, et si possible le nombre de mâles, de femelles et de juvéniles.

Les résultats, en bref :

L’estuaire de Seine, le Bessin, le Nord-Ouest Cotentin et la baie du Mont Saint-Michel n’accueillent peu voire pas d’individus. Lorsque les rassemblements sont notés, les communes concernées sont Saint-Pair-sur-Mer – Dragey-Tonthon/Genêt pour la baie du Mont Saint-Michel et de Graye-sur-Mer pour le Bessin (maximum d’une dizaine d’individus généralement lors des premiers comptages). Le Nord Cotentin a pu accueillir jusqu’à 26 individus fin juillet 2018 et 13 en août 2019.
Les secteurs rassemblant le plus grand nombre d’oiseaux sont celui de la côte Est (Saint-Marcouf, Fontenay-sur-Mer, Saint-Germain-de-Varreville et dans une moindre mesure, Mor-salines) et de la baie d’Orne. Pour ce dernier, le principal rassemblement est observé sur la commune de Merville-Franceville-Plage.
Selon les années, le secteur de la côte des havres a regroupé de 160 à 260 oiseaux environ. Les rassemblements se sont constitués sur 6 communes : Anneville/Gouville, Blainville/La Poulette, Montmartin-sur-Mer, Pointe d’Agon (2019), Bricqueville-sur-Mer (2019), Bréville-sur-Mer (2019), Saint-George-de-la-Rivière/Portbail (2018), Saint-Rémy-Les-Landes/Surville et Saint-Germain-sur-Ay. Sur ce secteur, contrairement à l’an 2018, très peu de déplacements de groupes ont été observés même si des échanges inter-sites ont eu lieu en 2019. Sur ce sec-teur, on note un départ soudain des groupes quand, sur les autres secteurs, le départ semble se faire plus progressivement.

Axe 2 : Actions de communication et de protection des sites de reproduction

Action 1 : Mise en place de systèmes de protection

La fréquentation humaine des hauts de plages (promeneurs, pêcheurs, activités sportives...) est à l’origine d’un grand nombre de destruction de nids et peut anéantir la reproduction de cette espèce sur certaines plages. De plus, les engins motorisés (tracteurs, quads) et les ani-maux en liberté sont également responsables de l’échec de couvées.

Pour limiter l’impact de l’Homme, le GONm met en place des enclos pour protéger les nids, merci de les respecter !
Vous souhaitez savoir quelles plages sont concernées par la présence du gravelot ?

Consultez la carte ci-dessous ou cliquez là !

 

Enclos à la pointe d’Agon

Enclos à Courseulles-sur-mer

Ces enclos sont autorisés par les services administratifs concernés.

 

Le bilan, en bref :

Depuis le 1er PRAGCI, de nombreux enclos ont été placés sur des sites stratégiques. Ces actions de protections sont réitérées chaque année. Le but étant de limiter les risques d’écrasement et de dérangement par les usagers (chiens, promeneurs, véhicules).

Les analyses réalisées en 2017 ont montré l’importance de ces systèmes de protection pour favoriser la réussite de la nidification de ces espèces. C’est pourquoi, le GONm préconise et renouvellera les actions de protection qu’il a mises en place depuis 2010.

 

Action 2 : Information et sensibilisation aux enjeux liés au gravelot

La réussite de la protection des limicoles nicheurs des plages passe par la prise en compte de ses enjeux par tous. C’est pourquoi le GONm s’est donné pour mission de sensibiliser le public sur la protection du gravelot à collier interrompu mais également de manière plus glo-bale sur la gestion et la préservation du littoral à travers :

  • des animations auprès des scolaires

→ vous souhaitez qu’un animateur intervienne dans votre établissement ? Vous pouvez contacter le GONm par téléphone au 02 31 43 52 56 ou par mail à secretariat@gonm.org

  • des animations auprès du grand public

→ pour avoir accès au calendrier des animations, cliquez ici !

  • l’utilisation des médias web et presse

→ nous mettons à jour régulièrement cette page internet consacrée au projet
→ vous pouvez également suivre nos actualités sur notre compte facebook !
→ nous apparaissons régulièrement dans différents presse : France bleu Normandie, Ouest France, la Manche libre, la Presse de la Manche.

  • l’affichage sur les plages et diffusion de supports de communication

→ le GONm a édité de nouvelles cartes postales et stickers, n’hésitez pas à nous en demander !

 → des panneaux informatifs sont mis en place aux entrées des plages ou aux extrémités des enclos, merci de respecter les consignes !

  • des interventions auprès des associations, clubs, etc.

Nettoyage de plage : merci de ne pas nettoyer les plages où sont présents les gravelots entre avril et août. Pour plus d’information, vous pouvez vous diriger vers les associations dédiées :
→ pour le Calvados : www.rivagepropre.com
→ pour la Manche : www.cpiecotentin.com ou encore www.associationavril.org

Les travaux d’aménagements : sur les plages où le gravelot peut être présent, les travaux d’aménagements  (ré-ensablement, consolidation de digue, etc.) doivent obligatoirement être conduits entre le 30 août et le 15 avril. Une dérogation peut être accordée s’il s’avère que l’espèce n’est pas présente, après expertise du GONm.

La circulation des animaux, des personnes et des véhicules : la promenade des chiens sur les plages en été est interdite sur la plupart des plages ! La divagation des chiens empêche les gravelots de nicher (dérangement, prédation…). La circulation des véhicules à moteurs sur l’estran est autorisée uniquement aux cales d’accès à l’eau.
D’une manière générale, il faut éviter de circuler sur le sable sec que ce soit en voiture ou à pied, car c’est là où l’oiseau fait son nid.

Associations et clubs sportifs et de loisir : les pratiques sportives et de loisirs sur les plages doivent être effectuées dans le respect de la sensibilité du gravelot. Le GONm se tient à la disposition de toute personne organisant des évènements pour répondre à ses interrogations.

 

 

Axe 3 : Animation et administration du projet

Ce projet est animé et coordonné par le Groupe ornithologique normand grâce à ses salariés et bénévoles.

La coordination du projet est assurée par Eva Potet, présente au local du GONm, et joignable par téléphone au 02 31 43 52 56, ou par mail à eva.potet@gonm.org.

La réalisation des actions est assurée par des salariés permanents et saisonniers :

  • James Jean-Baptiste (Calvados) : 02 61 53 65 01 ou james.jb@gonm.org
  • Régis Purenne (Côte Est et Nord Cotentin) : 02 14 14 43 83 ou regis.purenne@gonm.org
  • Fabrice Cochard (Baie du Mont Saint-Michel) : 02 33 49 65 88 ou fabrice.cochard@gonm.org
  • Maxime Spagnol (Côte Ouest Cotentin) : saisonnier
  • Delphine Bréus (Côte Est Cotentin) : saisonnière

Les bilans d’activité annuels du projet sont disponibles en téléchargement :

 

Nous remercions nos partenaires financiers pour leur soutien :

21/03/2020 03:23

Commentaire du “Traité de l’origine des Macreuses"

En ces temps de lecture et d’observation confinées, le traité des macreuses de Graindorge nous ramène quelques siècles en arrière : un caennais prend la plume pour démontrer que la génération spontanée des macreuses n’est pas possible !

Il fait le tour des connaissances de son temps, de ses propres observations dans le Calvados pour établir que les macreuses naissent d’œufs pondus par des macreuses et pas de la putréfaction du bois ou d’autres hypothèses nées de l’imagination fertile de certains.

Le document vous présente ce texte historique, précédé d’un commentaire qui vous permettra de mieux le découvrir et de le comprendre. Bonne lecture !

Gérard DEBOUT

08/10/2019 05:03

18ème WE de la migration à Carolles

La Saint-Michel à Carolles. 18ème week-end des oiseaux migrateurs de la Saint-Michel, les 28 et 29 septembre 2019

Contrairement à l’an passé, il y a eu beaucoup de vent et la migration visible au Cap de Carolles a été réduite. Nous avons eu un certain nombre de pipits farlouses qui aimaient mieux passer à l’intérieur des terres, quelques tarins des aulnes et becs croisés des sapins, des bergeronnettes et, irrégulièrement dans la matinée un passage d’hirondelles de cheminée. Le faucon pèlerin, l’épervier, le faucon crécerelle sont passés en solitaire, un faucon hobereau a été vu trois fois dans la matinée (un seul ou plusieurs en passage, ce fut difficile à déterminer), un pic noir est également passé en direction du sud.  

Côté mer, le vent fort nous a empêché d’observer commodément les milliers de macreuses noires (25 000 vues les jours précédents), quelques-unes seulement ont été aperçues ainsi que brièvement un phoque. De même, un seul puffin des Baléares a été observé alors que plus de 1 000 sont présents.

Samedi matin, plus de 50 observateurs ont scruté le ciel et ont échangé à l’abri du vent derrière une haie où accenteur, fauvette à tête noire et même pitchou nous adressaient leurs cris.

À 11h30, l’apéritif offert par le GONm a pu être installé à l’intérieur de la salle de l’amitié. Fabrice, Maude, Karl et Anne et Claire ont participé à l’approvisionnement du buffet. M. Sevin, maire de Carolles, et Mme Amaury, adjointe, ont partagé ce moment avec plus de 60 personnes et nous ont assuré encore de leur soutien, ce dont nous les remercions. 

Après le pique-nique, les deux conférences prévues se sont déroulées devant une soixantaine d’auditeurs.

Nicolas Courbin, chercheur au CNRS à Montpellier, a exposé les résultats de l’étude de l’écologie spatiale des cormorans huppés de Chausey et de Saint-Marcouf, étude que le GONm avait commandée au CNRS en 2018. Il a décrit l’activité des oiseaux pendant la journée en période d’élevage des jeunes. Les zones de nourrissage et les voyages alimentaires ont été caractérisés. Là encore l’intérêt des réserves du GONm n’est plus à démontrer, elles permettent au GONm de susciter des études scientifiques de haut niveau.

Claire Debout, ensuite, a présenté l’utilisation des données de l’enquête Tendances pour les deux sessions automnales d’août jusqu’en novembre, afin de savoir si cette enquête permettait de détecter un passage migratoire. C’est effectivement le cas comme le montre les exemples concrets d’espèces communes présentés, montrant ainsi le sérieux et l’importance des études scientifiques que le GONm réalise avec les données de ses adhérents bénévoles.

J’espère que ce florilège de résultats et d’actions menées par des bénévoles et des salariés du GONm a mis l’eau à la bouche de certains d ’entre vous et vous donne l’envie de participer : le GONm a de plus en plus besoin d’adhérents actifs et désireux de participer concrètement aux études. C’est aussi à cela que sert cette rencontre de Carolles.

Deux magnifiques expositions ont été installées dans les cimaises :

Jean-Noël Crocq nous a offert de magnifiques photos très graphiques des oiseaux des marais, illustrant précisément le marais de Blonville-sur-Mer (Calvados).

Maude Silly est revenue de son voyage en Antarctique avec des photos superbes de ces contrées lointaines et a exposé en plus des portraits d’oiseaux (pastels et aquarelles pour illustration de livres). Nous remercions vivement ces deux artistes.

En fin d’après-midi, sous un beau ciel d’éclaircie, les observations menées à l’embouchure du Thar ont permis de recenser de nombreuses sternes caugek, des sternes pierregarins, une guifette noire mais aussi plein de mouettes mélanocéphales, bien d’autres laridés et des limicoles.

Dimanche matin, quelques averses ont contraint les 4 observateurs à se réfugier dans la Cabane Vauban : malgré cela, ils ont dénombré entre autres 666 farlouses. Pendant ce temps, cinq autres personnes sont allées admirer la mer montante (fort coefficient de marée) au Grouin du sud : de très nombreux tadornes de Belon, déjà revenus de la mer des Wadden et prêts à hiverner en Baie nous ont ravi par leurs passages liés à la marée ; aigrettes et autres hérons blancs et aussi trois spatules ont été observés. Une halte à Genêts nous a permis d’observer plus de 1000 barges à queue noires au reposoir sur les bâches en plastique du lagunage. Deux chevaliers cul-blanc, des foulques complétaient ce tableau remarquable ainsi qu’une bouscarle et une rousserolle effarvatte tardive.

Nous savons que vous avez été satisfaits du programme du week-end et les petites averses n’ont pas rebuté les observateurs. Nous espérons un pareil succès l’année prochaine pour la 19ème édition du week-end de l’oiseau migrateur.

Un grand merci à Rosemary Chas, Fabrice Cochard, Xavier Corteel, Gérard et Claire Debout, Bernadette Miroudot, Maude Silly, Jean-Noël Crocq et bien d’autres pour l’installation et le rangement de la salle de l’Amitié.

Claire Debout

 

18/09/2019 05:13

Les migrateurs de la Saint-Michel

C'est la 18° édition des Migrateurs de la Saint-Michel, à Carolles (50) !

Venez nous rejoindre le weekend des 28 & 29 septembre 2019 pour observer les oiseaux lors de balades naturalistes et suivre la migration à la Cabane Vauban.

Des conférences :

  • Nicolas Corbin : Où se nourrissent les cormorans huppés de Chausey et de Saint-Marcouf ? (étude avec GPS)
  • Claire Debout : La migration des oiseaux communs en Normandie (enquête Tendances)

et des exposition seront proposées à la Salle de l'Amitié, à Carolles.

Pour tous renseignements :

Maison de l’Oiseau Migrateur
33 rue de la poste - 50740 Carolles
fabrice.cochard@gonm.org
02 33 49 65 88

 

Avec le soutien de l'Agence de l'Eau Seine Normandie et de la Commune de Carolles.
Merci à Maude Silly pour l'illustration de l'affiche !

04/03/2019 03:15

Arrêté préfectoral de protection de biotope concernant Saint-Marcouf

Saint-Marcouf avril 2016/ photo : Guillaume DEBOUTL’arrêté préfectoral (pour lequel nous avions sollicité votre soutien) vient d’être pris : c’est une victoire du GONm et des protecteurs de la nature !

Lors de son passage en Commission départementale de la nature, des paysages et des sites - formation "nature", un avis favorable a été donné avec un petit compromis.

Ce compromis laisse ouverte la possibilité éventuelle d’un accès printanier à l’Île du Large. L’arrêté de protection de biotope est pris et si le débarquement est autorisé du 1er avril au 31 juillet sur l'Île du Large, ce sera de manière exceptionnelle pour des travaux de réparation ou de restauration - et encore faut-il que les organismes concernés puissent prouver que ces travaux ne peuvent pas être effectués à une autre période ; si ceux-ci ont lieu entre le 1er et le 31 juillet, il faudra impérativement une évaluation d’incidence et une autorisation préfectorale préalable.

Preuve que cet arrêté nous est favorable est qu'il a été approuvé en commission par le GONm, le GMN, Manche-Nature et la Fédération de la pêche. Par contre, les représentants des agriculteurs et des chasseurs ont voté contre pour soutenir les "amis" de l’île du Large.

Sans cet arrêté, une occupation permanente du site par les saccageurs de de l’île du Large était prévisible et il n’y avait pas d’arrêté pour la réserve du GONm sur l’île de Terre.

Ce sont donc plusieurs années d’actions continues et tenaces qui commencent à se concrétiser et il faut se féliciter du combat mené par le GONm et ses adhérents ! En tout cas, et plus que jamais, la veille va continuer !

Gérard Debout
Président du GONm
Conservateur de la Réserve Bernard Braillon, Île de Terre de Saint-Marcouf

Un problème toutefois : l’article paru dans Ouest-France qui ne fait état que de l’avis de l’association des "amis" de l’île du Large ; le journaliste ne nous a pas contactés et la présentation est totalement biaisée et malhonnête : le degré zéro du journalisme d’information !

 


Toutes les discussions sur Saint-Marcouf sur le forum du GONm : http://forum.gonm.org/search.php?keywords=saint-marcouf


Article officiel de la DREAL (publié le 22 mars 2019) :

La DREAL Normandie a organisé, du 08 octobre au 30 novembre 2018 inclus, une consultation du public sur le projet d’arrêté préfectoral portant protection de biotope des îles Saint-Marcouf (50).

L’archipel des Îles Saint-Marcouf abrite l’une des colonies d’oiseaux marins nicheurs les plus denses de France et les effectifs de Grand cormoran (jusqu’à 22 % de l’effectif nicheur du littoral français), de Goéland marin (jusqu’à 11 % des nicheurs français) et de Cormoran huppé (jusqu’à 7 % des nicheurs français) lui confèrent une importance nationale indéniable.

Au regard de ces forts enjeux ornithologiques, il est proposé la mise en place d’une mesure de protection réglementaire de ces îles sous la forme d’un arrêté préfectoral de protection de biotope portant sur les deux îles de l’archipel : l’île de Terre et l’île du Large.

La consultation du public relative à ce projet d’arrêté de protection de biotope est désormais close. 1154 avis ont été exprimés dans le cadre de cette consultation.

Télécharger :

 

17/12/2018 06:02

Les oiseaux en période de reproduction en baie du Mont-Saint-Michel

Les oiseaux en période de reproduction en baie du Mont-Saint-Michel (enquête 2009-2013)

Essai sur l’histoire récente (1970-2013) répartitions et effectifs

Matthieu Beaufils - 2018 (Groupe Ornithologique Normand - GONM / Bretagne Vivante - SEPNB)

https://issuu.com/gonm/docs/bmsmgonm

22/10/2018 12:40

Grand Comptage des Oiseaux du Jardin - Bilan 2018

Mésange bleue ©Hervé Nicolas

Grand comptage des oiseaux de jardin 2018 : participation record en Normandie !

Record battu pour la 15ème édition du Grand comptage normand des oiseaux de jardin qui a eu lieu le weekend des 27 et 28 janvier 2018.

Vous étiez 1941 participants pour 1517 jardins (dont 280 comptages transmis par la LPO, partenaire de cette enquête).

  • Mention spéciale au Calvados qui arrive en tête de tous les départements français avec 661 participants pour 479 comptages.
  • Superbe performance de la Manche qui elle arrive en 2ème position avec 457 participants pour 361 comptages.
  • Notons pour notre plaisir régional que la Seine-Maritime complète le podium en arrivant en 3ème position avec 382 participants pour 312 comptages.

Un grand bravo donc aux Normands pour leur belle motivation !

Merle noir ©Franck LetellierAu total, sur l'ensemble des cinq départements de notre région, un peu moins de 40000 oiseaux ont visité nos jardins (pour 74 espèces). Les trois espèces les plus fréquentes sont : le Merle noir (observé dans 73,13% de jardins), la Mésange charbonnière (72,33%) et le Rouge-gorge familier (71,80%).

 

Fréquence des espèces GCOJ2018
Fréquence des espèces GCOJ2018

Gros-bec casse-noyaux ©Jacques Rivière

Des trois espèces les plus abondamment observées en Normandie, le Moineau domestique arrive en tête comme chaque année (avec une moyenne de 4,3 individus par jardin), suivi de la Mésange bleue (2,6) et de la Mésange charbonnière (2,1). Pour la suite de ces classements, vous référer aux différents graphiques.

Notons cette année la présence d'une espèce habituellement peu courante : le Grosbec casse-noyaux (observé dans 10,72% des jardins).

Moyenne par jardin GCOJ2018
Moyenne par jardin GCOJ2018

Un grand merci à Guillaume Debout pour le formulaire en ligne, à Lou Potet et William Duvernoy pour leur belle affiche, à Martin Billard pour ses différents tableaux statistiques et à Annie Chêne pour ses formulaires papiers et Emails.

Amis ornithologues normands, votre mobilisation nous a comblés en 2018. Nous osons, malgré tout, vous voir encore plus nombreux pour le Grand comptage des oiseaux de jardin du 26 et 27 janvier 2019 !

http://gcoj.gonm.org/

Nicolas Klatka

P.S. Quelques utilisateurs ont rencontré des difficultés de connexion sur le site de saisie en ligne, probablement dues à un pic de fréquentation. Nous avons paré au mieux à ces désagréments et nous efforcerons de les éviter au prochain comptage.

01/10/2018 08:58

GONm ACTU OCTOBRE 2018 N°45

SOMMAIRE

  • Chronique ornithologique du mois de septembre 2018
  • Bon à savoir!
  • L'oiseau du mois
  • Comment signaler ses observations?
  • Actualité du GONm en septembre 2018
  • Le  GONm en octobre 2018 : calendrier des animations, stages, chantiers et réunions.

Lire la suite...

26/09/2018 10:15

Les migrateurs de la Saint-Michel

La Saint-Michel à Carolles - 29 et 30 septembre 2018 : dix-septième week-end de l’oiseau migrateur

Nous vous rappelons que notre traditionnel rendez-vous automnal à Carolles aura lieu le 29 septembre. Le suivi de la migration sera assuré dès 8 heures sur le site de la cabane Vauban.
En fin de matinée, le traditionnel apéritif convivial vous sera proposé.
Les conférences du samedi après-midi seront entièrement consacrées à deux de nos réserves de la Manche : Chausey et Saint-Marcouf.
À l'occasion des anniversaires de leurs créations, nous découvrirons les oiseaux de ces deux réserves et les actions menées par le GONm. Nous comptons sur un beau weekend !
Claire Debout

 

Programme

Samedi 29 septembre matin

  • 8h30–11h30 : suivi en direct de la migration : présence des animateurs à la cabane Vauban
  • 11h30 : apéritif inaugural officiel du WE à la salle de l'Amitié, offert par le GONm
  • 12h30 : pique-nique convivial à Carolles, repas tiré du sac

Samedi 29 septembre après-midi

14h00 à la salle de l'Amitié à Carolles : expositions liées aux deux réserves puis conférences :

  • Gérard Debout : la réserve de Saint-Marcouf et ses oiseaux marins
  • Régis Purenne & Fabrice Gallien : les cormorans huppés à Saint-Marcouf : bilan du baguage
  • Gérard Debout : la réserve de Chausey et ses oiseaux marins
  • Fabrice Gallien & Xavier Corteel : l'huîtrier-pie à Chausey, statut et suivi depuis 1998, bilan du programme de baguage
  • Fabrice Gallien : les nicheurs terrestres de la grande île à Chausey
  • Fabrice Cochard : les oiseaux hivernants à Chausey

Des sorties ornithologiques seront proposées au départ de la salle des fêtes en fin d’après-midi.

Dimanche 30 septembre

Sortie en mer à bord de la Jolie France vers la baie du Mont Saint-Michel et Chausey pour les adhérents inscrits.

  • Départ à 9h30 au port de Granville.
  • Tour de la baie et des îles Chausey.
  • Pique-nique sur la grande île.
  • Retour vers 14 h00.

 

Lieux et accueil

  • Cabane Vauban (parking) à Carolles
  • Local du GONm rue de la poste à Carolles
  • Salle de l'Amitié, derrière l'Église à Carolles

En contactant la MOM (02 33 49 65 88 et/ou Fabrice Cochard <fabrice.cochard@hotmail.fr>) des propositions d’hébergement vous seront faites.

 

17/04/2018 05:05

Journal de l'Atlas n°14

à lire en ligne en cliquant ici.

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